Phénotypes et évolution du syndrome pollen-aliment via la GRP : cohorte longitudinale des Alpes-Maritimes - 08/04/23
Résumé |
Introduction (contexte de la recherche) |
Les allergologues du pourtour méditerranéen ont vu apparaître récemment le syndrome cyprès-pêche médié par l’allergène GRP. Peu d’études ont analysé le phénotype et le suivi longitudinal clinique des patients sensibilisés à cet allergène ainsi que la prise en charge allergologique associée.
Objectif |
L’objectif principal de notre étude était d’analyser les caractéristiques descriptives des patients présentant un syndrome pollen-aliment dans le cadre d’une sensibilisation à la protéine GRP.
Méthodes |
Étude rétrospective, observationnelle, incluant des patients adultes et pédiatriques suivis aux hôpitaux de Nice et par des allergologues libéraux des Alpes-Maritimes qui présentaient une réaction aux fruits et des IgE Pru p7>0,1kUA/L.
Résultats |
Au total, 43 patients étaient inclus dans l’étude. L’âge médian de la 1re anaphylaxie au fruit était de 18 ans. 38 patients (88,4 %) ont présenté des anaphylaxies et 20 patients (46,5 %) avaient un SOA associé. Les fruits impliqués dans les anaphylaxies étaient par ordre décroissant : la pêche (40,8 %), la pomme (25,4 %), le citron (9,8 %), l’orange (7 %), la grenade (4,2 %) et la fraise (2,8 %). 18 patients (41,9 %) avaient eu une anaphylaxie uniquement avec cofacteur, 10 patients (23,3 %) avec et sans cofacteur et 10 patients sans cofacteur. Le délai médian entre le début de la pollinose et la 1re réaction aux fruits était de 6 ans, ce délai était identique pour les patients ayant reçu ou non une ITA aux Cupressacées.
Conclusions |
Le phénotypage et l’évolution des patients allergiques à la GRP sont difficilement prévisibles. Ces patients demeurent néanmoins sévères avec pour principal facteur déclenchant la famille des Rosacées. La prise en charge est à ce jour complexe puisque nous ne sommes pas en capacité de prédire si l’allergie s’étendra d’une famille de fruit à une autre et/ou si elle sera associée ou non à un cofacteur. La prévalence de l’allergie à la GRP pourrait augmenter en raison de nouvelles pratiques agricoles effectuant l’ajout de GRP synthétiques exogènes sur les plantes. Cet ajout pourrait modifier la quantité des GRP contenues dans les végétaux et générer davantage de réactions multi-familles.
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Vol 63 - N° 3
Article 103351- avril 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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