Résultats des reconstructions robotiques pour sténose de l’uretère - 07/11/23
Résumé |
Objectifs |
Les sténoses urétérales sont majoritairement iatrogènes. Historiquement, les techniques de réimplantation urétéro-vésicale, d’urétéro-iléoplasties ou d’autotransplantation par voie ouverte étaient utilisées. La chirurgie robotique pourrait faciliter ces interventions mais a aussi favorisé l’émergence de nouvelles techniques comme l’urétéroplastie muqueuse buccale ou la réimplantation latérolatérale. L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats de la reconstruction du haut appareil urinaire robotique (RHAR) pour sténose de l’uretère.
Méthodes |
Les dossiers de tous les patients ayant eu une RHAR pour sténose de l’uretère dans un centre entre 2013 et 2023 ont été revus rétrospectivement. Les RHAR pour syndrome de la jonction pyélourétérale et les réfections d’anastomose urétéro-iléales ont été exclues ainsi que les reconstructions par voie ouverte. Tous les autres patients ont été inclus dans la présente analyse. Le critère de jugement principal était l’absence de resténose au dernier suivi défini comme nécessité de drainage et/ou de traitement Chirurgical et/ou dilatation du haut appareil symptomatique.
Résultats |
Quarante patients ont été inclus. Le Tableau 1 résume leurs caractéristiques. Les techniques Chirurgicales utilisées étaient neuf urétéroplasties muqueuse buccale (22,5 %), cinq lambeaux de Boari (12,5 %), dix réimplantations sur vessie psoique (25 %), neuf réimplantations sans vessie psoique (22,5 %), quatre résections-anastomoses (10 %) et deux urétérolyses-intrapéritonisation (5 %). Le Tableau 2 rapporte les principaux résultats. Dix patients ont eu une complication postopératoire (28 %) mais seules deux complications majeures (5 %) : un lâchage d’anastomose avec reprise Chirurgicale et une pyélonéphrite obstructive drainée par néphrostomie. Après un suivi médian de 18 mois, il y avait 5 récidives de sténose soit un taux de succès de 87,5 %. Le seul facteur significativement associé au risque d’échec était la technique de lambeau de Boari (risque d’échec 40 % vs 9, 4 % pour les autres techniques ; p=0,01).
Conclusion |
Les reconstructions robotiques du haut appareil urinaire pour sténose urétérale sont donc faisables avec des techniques variées, reproduisant parfois les techniques existantes en chirurgie ouverte ou développées directement en chirurgie robotique. Les résultats préliminaires obtenus sont encourageants avec une faible morbidité et un faible taux de récidive. Le lambeau de Boari donnait de moins bons résultats que les autres techniques.
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Vol 33 - N° 3S
P. S123 - novembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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