La présentation radiographique diffère entre les causes secondaires de maladie à dépôts de pyrophosphate de calcium : conséquences potentielles pour la prise en charge thérapeutique ? - 30/11/23
, H.K. Ea 2, A. Blanchard 3, V. Bousson 4, P. Guggenbuhl 1, F. Robin 1Résumé |
Introduction |
La survenue d’une arthrite à dépôts de pyrophosphate de calcium avant 50 ans doit aboutir à la recherche d’une cause secondaire. Si le contexte de survenue peut déjà orienter ce bilan étiologique, le type et la topographie des atteintes radiographiques et cliniques semblent différentes d’une cause secondaire à l’autre.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective descriptive bicentrique incluant les patients majeurs atteints de Syndrome de Gitelman (SG) et d’Hémochromatose Génétique (HG) ayant bénéficié d’au moins une radiographie des zones d’intérêt (poignets, bassin et genoux). Recueil des données démographiques (âge, sexe) et cliniques (douleurs inflammatoires ou mécaniques). Relecture rétrospective des radiographies par deux médecins avec description de la localisation et du nombre d’arthropathies (AO) et de dépôts de pyrophosphate de calcium (DPPC).
Résultats |
Un total de 135 patients (62H/73F) a été inclus dans cette étude, dont 57 SG (42 %) et 78 HG (58 %). Le groupe de patients SG était en moyenne significativement plus jeune que le groupe HG (51±12 ans contre 62±13 ans, p<0,001), avec une prédominance féminine (67 % vs 45 %, p<0,05). Les patients HG présentaient plus fréquemment des douleurs mécaniques (92 % contre 59 %, p<0,001). Les radiographies de bassin, genoux et poignets étaient disponibles pour respectivement 76 %, 84 % et 92 % des patients. Le nombre d’AO au niveau des mains était significativement plus important dans le groupe HG par rapport au groupe SG (3±3 contre 0,42±1,43, p<0,001) ainsi qu’au niveau du bassin (0,87±1,02 contre 0,32±0,67, p<0,001). Il n’existait pas de différence concernant la répartition ou la proportion de DPPC entre les groupes.
Conclusion |
Le SG et l’HG sont des causes secondaires de maladie à dépôts de pyrophosphates de calcium. L’HG semble davantage associée à des douleurs mécaniques et au développement d’arthrose secondaire que le SG. Cette observation pourrait avoir des conséquences sur les modalités de prise en charge thérapeutique.
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Vol 90 - N° S1
P. A266-A267 - décembre 2023 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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