P72 - Automédication par les médicaments modernes chez les femmes enceintes de l'Afrique - Revue systématique et méta-analyse - 10/05/24
, L. Lahlou 1, F. Ait El Hadj 1, S. Boujraf 2, R. Razine 3, R. Abouqal 3, Y. Khabbal 1Résumé |
Introduction |
L'automédication peut être définie comme « l'acte du sujet, de consommer de sa propre initiative un médicament sans consulter un médecin, et que le médicament soit déjà en sa possession ou qu'il se le procure dans une pharmacie ou auprès d'une autre personne » [1]. C'est une pratique très répandue, et la majorité des médicaments consommés par la population sont vendus sans ordonnance médicale [2]. L'objectif de notre étude était d'estimer la prévalence de l'automédication chez les femmes enceintes africaines par une revue systématique et une méta-analyse des études publiées sur l'automédication durant la grossesse.
Méthodes |
Nous avons effectué une recherche bibliographique exhaustive dans les bases de données Pubmed, Science direct, Google Scholar et Web of Science afin d'identifier les études pertinentes disponibles de janvier 2011 au décembre 2021. Nous avons utilisé le logiciel Covidence pour sélectionner toutes les études pertinentes. Les données couvraient l'auteur, pays, année de publication, taille de l’échantillon, âge des participantes, prévalence de l'automédication ont été extraites et rassemblées dans un tableau Excel. La prévalence poolée a été calculée par un modèle à effet aléatoire. L'hétérogénéité des études a été évalué par test Q de Cochrane et l'indice de I2. Une analyse des sous-groupes a été faite. Le logiciel R a été utilisé pour l'analyse statistique et l'analyse de biais de publication a été réalisé par test de begg egger.
Résultats |
Au total, 26 études sont éligibles. Onze études ont été menées en Éthiopie, six au Nigeria, trois au Congo, deux au Cameron et Ghana et une étude en Afrique du Sud et Tanzanie. La taille totale de l'échantillon analysé comprenait 11 783 femmes enceintes. La prévalence poolée de l'automédication en Afrique était de 43,34 % avec Intervalle de confiance (34,19; 52,97). Le test I2 a révélé une forte hétérogénéité statistiquement significative de 99 %. Les résultats de l'analyse en sous-groupes est basée sur le niveau de revenu, la qualité de l'étude de publication et la taille de l’échantillon. L'hétérogénéité, évaluée par le test statistique I2 était élevée, statistiquement significative pour toutes les analyses en sous-groupes et allant de 96 % à 99 %. Le graphique en entonnoir a montré qu'il existait une possibilité de biais de publication avec une P-value hautement significative.
Conclusion |
Nous recommandons que les professionnels de la santé envisagent de mettre en place des programmes sur les risques de l'automédication, et de renforcer le contrôle et la surveillance de la vente libre de médicaments.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots-clés : Automédication, Femmes enceintes, Afrique, Santé reproductive, Méta analyse
Vol 72 - N° S2
Article 202512- mai 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
