La prolactine basse avec respect du rythme circadien comme marqueur de dénutrition dans l’anorexie mentale - 30/09/24
, N. Germain, Pr a, b, c, B. Galusca, Pr a, b, cRésumé |
Objectif |
Si les anomalies hormonales hypophysaires secondaires à la dénutrition de l’anorexie mentale (AM) sont bien décrites, comme l’hypogonadisme hypogonadotrope, la prolactine reste encore méconnue. Cette étude vise à évaluer les taux circadiens de prolactine dans l’AM comparés à des volontaires saines à partir d’une cohorte rétrospective et à partir d’une scoping review de la littérature.
Méthodes |
Étude transversale comparant les taux de prolactine, d’autres données hormonales et anthropométriques de 129 patientes AM et 40 volontaires saines de même âge. Recherche exhaustive sur PubMed des études comparatives similaires pour définir la tendance des taux de prolactine.
Résultats |
Scoping review : 55 études originales ont été retrouvées, dont 20 analysables (37 %) retrouvant 55 % d’études avec prolactine diminuée (aucune augmentée). Cohorte rétrospective : on retrouve des taux de prolactine diminués chez les AM, mais avec un rythme circadien préservé dans les deux groupes (AM : 267±11mU/L vs C : 350±15mU/L, p<0,0001), et des valeurs hétérogènes. La prolactine basse est revenue associée à une T3Libre diminuée et un CTX élevé, avec corrélation positive entre prolactine et IGF1.
Discussion |
Notre étude confirme une prolactine physiologiquement basse dans l’anorexie mentale, mais note un rythme circadien préservé. La production de prolactine dans l’AM ne semble pas corrélée à l’IMC mais à l’état nutritionnel. Les mécanismes potentiels incluent la dénutrition, le déficit en œstrogènes, un dysfonctionnement de régulation de la prolactine, via la kisspeptine. La prolactine basse devient un nouveau marqueur de dénutrition et potentiellement de gravité de celle-ci, utile pour le clinicien.
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Vol 85 - N° 5
P. 424 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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