Prévalence et facteurs de risque de la dysthyroïdie chez le diabétique - 30/09/24
Résumé |
Introduction |
L’hypothyroïdie et le diabète sont les deux troubles endocriniens les plus fréquents. Les diabétiques courent un risque accru de dysthyroïdie qui peut altérer le contrôle métabolique et augmenter le risque de maladie cardiovasculaire.
Méthodologie |
Étude transversale menée auprès de 200 patients diabétiques hospitalisés au sein du service C de l’Institut National de Nutrition.
Résultats |
Parmi les 200 patients recrutés, seulement 40 patients avaient une dysthyroïdie (20 %). L’âge moyen était de 52±15 ans. Soixante cinq pour cent étaient des diabétiques type 2, 30 % des diabétiques type 1(DT1) et 5 % avaient un diabète gestationnel. L’ancienneté moyenne de diabète était de 17±14 ans. La majorité des patients avaient un diabète mal équilibré avec une hémoglobine glyquée moyenne de 10±2 %. À la biologie, 45 % des cas étaient en euthyroïdie et 55 % avaient une TSH hors objectif. Les étiologies de ce dysfonctionnement thyroïdien étaient dominées par la thyroïdite d’Hashimoto (60 % des cas), 15 % des cas avaient une cause non identifiée, 13 % des cas avaient subi une chirurgie de la thyroïde (thyroïdectomie totale ou subtotale) et dans 5 % des cas la cause était iatrogène suite à la prise d’amiodarone. Il y avait une prédominance féminine parmi les cas de thyroïdite de Hashimoto (58 %) avec une association significative au DT1 (p=0,02) vu le terrain d’auto immunité.
Conclusion |
La relation étroite entre le diabète et la dysthyroïdie et ses effets délétères sur le contrôle métabolique suggère un dépistage systématique des maladies thyroïdiennes surtout chez les DT1 ou en présence d’auto-anticorps thyroïdiens positifs.
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Vol 85 - N° 5
P. 435-436 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

