Paramètres influençant le résultat du cortisol libre urinaire des 24 h : enseignements d’une étude rétrospective monocentrique - 30/09/24
Résumé |
Objectif |
Plusieurs tests de première intention sont disponibles pour diagnostiquer l’hypercorticisme (Tabarin, 2022). Les discordances entre le cortisol libre urinaire (CLU) et les autres tests sont fréquentes, sans que les causes soient toujours identifiées. Dans cette étude, nous avons évalué l’association entre un CLU élevé et différents paramètres pouvant influencer ce résultat.
Matériel et méthodes |
Nous avons évalué rétrospectivement l’association entre un CLU élevé et plusieurs caractéristiques cliniques et biologiques, chez des patients présentant une suspicion d’hypercorticisme. Les patients ont été inclus dans trois groupes selon le test de freinage minute : présence d’une sécrétion autonome de cortisol (groupe ACS), d’une possible sécrétion autonome de cortisol ou absence de sécrétion autonome de cortisol (groupe NCS).
Résultats |
Au total, 238 patients ont été inclus entre juin 2019 et décembre 2021. Parmi les paramètres analysés, le caractère complet du recueil urinaire (RC) selon la formule de Knuimann et al. (Murakami K, 2008) était associé à un CLU élevé dans la population générale comme dans le groupe NCS. Il y avait une association positive entre la créatininurie et la valeur du CLU dans la population générale comme dans les groupes ACS et NCS mais il n’y avait pas d’association significative avec la diurèse. En analyse multivariable, le CLU dans le groupe RC était en moyenne 77,8 nmol/24h plus élevé que dans le groupe recueil urinaire incomplet (p<0,01).
Discussion |
Nos résultats soulignent l’importance de la qualité du recueil urinaire et invitent à s’assurer de son caractère complet avant toute analyse du résultat du CLU.
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Vol 85 - N° 5
P. 463 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

