Une insuffisance ovarienne primitive masquée par une hyperprolactinémie - 30/09/24
Résumé |
L’hyperprolactinémie peut être responsable d’un hypogonadisme hypogonadotrope par atteinte fonctionnelle de l’axe gonadotrope. Tandis que l’insuffisance ovarienne primitive se traduit par un hypogonadisme hypergonadotrope.
Nous rapportons le cas d’une patiente âgée de 36 ans, suivie depuis un an pour microprolactinome de 6mm révélé par une aménorrhée secondaire associée à une galactorrhée. Le bilan hormonal était en faveur d’une hyperprolactinémie à 200ng/mL, d’un hypogonadisme (estradiol<5mUI/mL) avec des gonadotrophines, une TSHus et une FT4 normales.
L’évolution a été marquée par la persistance de l’aménorrhée malgré la normalisation de la prolactinémie sous cabergoline. Le bilan biologique a révélé un hypogonadisme hypergonadotrope (FSH : 147mUI/mL, LH : 60mUI/mL). Une insuffisance ovarienne primitive a été retenue et ce diagnostic fut réconforté par la positivité des anticorps anti-thyroperoxidases suggérant une origine auto-immune.
Par ces manifestations cliniques ainsi que par son profil biologique, l’hyperprolaclinémie peut dissimuler une insuffisance ovarienne primitive.
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Vol 85 - N° 5
P. 486 - octobre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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