Caractéristiques des patients atteints de goutte en République de Moldavie - 26/11/24
, L. Groppa 1, L. Spinei 2, E. Russu 3, S. Agachi 1, O. Sarbu 1, C. Cornea 1Résumé |
Introduction |
L’incidence accrue de la goutte au cours des dernières décennies est liée à une augmentation du nombre de personnes présentant des déclencheurs liés à l’âge, notamment des facteurs alimentaires, des boissons alcoolisées, un syndrome métabolique, et un traitement médicamenteux. Analyse de l’évolution du processus inflammatoire et de la progression de la maladie chez les patients goutteux à travers le prisme de différentes décennies d’âge.
Matériels et méthodes |
Tous les patients souffrant de goutte (EULAR/ACR 2015) dans les services de néphrologie, rhumatologie et arthrologie de l’hôpital clinique républicain « Timofei Mosneaga » au cours des années 2017–2022.
Résultats |
L’étude était observationnelle, descriptive, transversale, ont été examinés 501 patients (femmes – 78 patients, hommes – 423 patients). Les patients ont été répartis en II groupes : groupe I – patients<60 ans (n=233), groupe II – patients≥60 ans (n=268), âge moyen 60,2±8,3 ans [56 ; 65], dont 78 (15,6 %) (95 %, 12,6–18,9 %) de femmes et 423 (84,4 %) (IÎ 95 %, 81,1–87,4 %) d’hommes. Distribution des patients par âge, sexe et sévérité de la goutte : femmes – légère 49±7,0 [30 ; 58] (IC 95 %, 46–55 %), modérée 65±7,0 [41 ; 88] (IC 95 %, 60–67 %), sévère 57±8,0 [52 ; 67] (IC 95 %, 52–67 %) ; hommes – légère 52±6,0 [29 ; 68] (IC 95 %, 48–55 %), modérée 62±7,0 [34 ; 85] (IC 95 %, 58–66 %), sévère 63±10,0 [42 ; 86] (IC 95 %, 56–70 %). Le nombre d’articulations touchées dépendait de la sévérité de la goutte : légère 1±1,0 [1 ; 4], modérée 8±4,0 [3 ; 19], sévère 15±2,0 [10 ; 20] avec une différence statistiquement significative selon le sexe – pour les femmes – nombre moyen d’articulations touchées 7±5,0 [1 ; 18] et pour les hommes – nombre moyen d’articulations touchées 8±2,0 [1 ; 20], sans différence statistiquement significative. Présence de tophus selon la sévérité : degré léger – absence de tophi ; degré moyen – 81 (23,3 %) (IÎ 95 %, 19,1–27,9 %) patients, degré sévère – des tophus ont été identifiés chez tous les patients ; par sexe : femme – 12 (15,4 %) (IÎ 95 %, 26,3–35,0 %). La durée moyenne du traitement hospitalier de la goutte de degré léger et moyen était de 7±1,0 [5 ; 8] jours ; degré sévère – 9±1,0 [7 ; 10] jours.
Discussion |
Selon le degré de sévérité de la maladie, les formes de goutte de sévérité moyenne et sévère prédominent, en fonction de l’âge avancé. En effet, l’interdépendance de la forme clinique, de l’âge et des comorbidités joue un rôle important dans l’expression des manifestations cliniques chez les patients âgés. La relation entre le degré de gravité et le sexe d’une part et l’âge, d’autre part, a été soumise à une analyse factorielle de la variance. D’après les données présentées, nous pouvons conclure qu’avec la progression de la sévérité de la forme clinique de la goutte, l’incidence des tophus augmente également, étant en grand nombre dans les formes sévères.
Conclusion |
Ceci est en accord avec la littérature spécialisée, qui confirme un lien pathogénique étroit entre la goutte, l’hyperuricémie chronique, l’âge des patients et les pathologies comorbides, notamment rénales.
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Vol 91 - N° S1
P. A260 - décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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