L’échographie de la membrane interosseuse est-elle fiable après une fracture de la tête radiale ? - 13/12/24
, Damien Lami 2, Charlotte Jaloux 3, Jean-Baptiste De Villeneuve Bargemon 3, Cédric Maillot 4, Daphne Guenoun 5Résumé |
Introduction |
Les fractures de la tête radiale sont considérées comme des lésions isolées du cadre antébrachial (CAB). Compte tenu de la proportion des lésions associées de la membrane interosseuse (MIO) rapportée dans la littérature, nous avons supposé qu’il existait des lésions intermédiaires au syndrome d’Essex-Lopresti pourvoyeuses d’une instabilité du CAB. L’objectif de cette étude était d’établir l’incidence des MIO significativement lésées par contrôle échographique après une fracture de la tête radiale et d’évaluer la répercussion clinique de ces fractures au niveau du poignet au moment du traumatisme et à 1 an.
Matériel et méthodes |
Nous avons prospectivement inclus des patients qui présentaient une fracture de la tête radiale, tout stade confondu de la classification de Mason, de 2019 à 2022. Une échographie dynamique à la recherche d’une lésion de la MIO était réalisée dans les 10jours suivants la fracture et les patients étaient réévalués cliniquement à 10jours, 6 semaines, 3 mois, 6 mois et 1 an. L’utilisation du score PRWE permettait d’évaluer la fonction du poignet à 1 an. Nous avons analysé la présence ou non d’une lésion de la MIO à l’échographie en fonction du stade de la fracture, du score PRWE à 1 an, de la présence ou non d’une douleur initiale au poignet, de l’index radio-ulnaire distal (RUD), du sexe et de l’âge.
Résultats |
Nous n’avons pas retrouvé de lésion de la MIO sur les 40 patients inclus dans notre étude. La présence ou non d’une douleur au poignet n’était pas corrélée significativement au stade de la classification de Mason ni à l’index RUD. Il n’existait pas de différence significative du score PRWE à 1 an en fonction du type de fracture, sauf pour les lésions d’Essex-Lopresti (p=0,008).
Discussion |
Les douleurs initiales et l’altération fonctionnelle du poignet à 1 an peuvent être liées à une atteinte non visualisée à l’échographie de la MIO (lésion partielle de la BC, lésion proximale ou distale de la MIO), à une lésion d’un autre stabilisateur du CAB (complexe triangulaire fibro-cartilagineux ou TFCC) qui peut être isolée ou combinée à une atteinte de la MIO, ou à une aggravation progressive des lésions.
Conclusion |
Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer la place de l’échographie dans le diagnostic des lésions de la MIO.
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Vol 43 - N° 6
Article 102009- décembre 2024 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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