Identification des variables cinématiques spécifiques de la tendinopathie patellaire chez le volleyeur masculin de haut niveau - 06/03/25
, Gilles Dusfour b, c, Gauthier Desmytterre c, Stéphane Perrey b, Marc Julia a, bRésumé |
Introduction |
La tendinopathie patellaire est la pathologie la plus fréquente dans le sport d’élite, représentant 30 % des pathologies au volleyball [1, 2]. Chez les volleyeurs d’élite, sa prévalence, liée à une surutilisation tendineuse, varie entre 40 et 50 %, entraînant douleur antérieure au genou, déficit de force et de performance. Il manque actuellement des marqueurs cinématiques pour identifier cette pathologie lors de la réception de sauts. La technologie Xsens Awinda [3, 4], offrant un feedback quantitatif et visuel en 3D, se révèle prometteuse. Le taux de développement de la force (RFD) est utilisé afin de comprendre les capacités neuro musculaires d’un individu [5]. À l’instar du RFD, le taux de diminution de la vitesse angulaire (RSD) quantifie la capacité de décélération des mouvements articulaires. Nous émettons l’hypothèse que la technologie Xsens Awinda permettra d’identifier des marqueurs cinématiques de la tendinopathie patellaire. L’objectif principal est de déterminer les variables cinématiques spécifiques à cette pathologie lors de la réception de sauts chez les volleyeurs masculins de haut niveau.
Matériel et méthodes |
Vingt-trois participants (hommes, âge : 18,95±1 ans, masse corporelle : 88,9±7,5kg), membres du Centre National Français du Volleyball, ont été inclus. Les critères d’exclusion comprenaient des antécédents médicaux et/ou chirurgicaux majeurs des membres inférieurs. Le groupe pathologique était défini par un score VISA-PF<80. Les tests se sont déroulés au CREPS de Montpellier, avec échauffement standardisé, suivi de la réalisation des tests de saut verticaux (CMJ, SJ, DJ) équipés de la combinaison Xsens Awinda, comprenant 17 capteurs.
Résultats |
Des différences significatives ont été trouvées concernant le RSD au niveau du genou, avec un RSD plus élevé pour le groupe TDP pendant le CMJ et le DJ (p<0,05 et p<0,01 ; ESg=–0,97 et ESg=–1,17). Des tendances vers un RSD plus élevé ont également été observées au niveau de la cheville et de la hanche pour le groupe TDP pendant le DJ (p=1,31e–01 ; ESg=–0,67).
Discussion/Conclusion |
Cette étude améliore la compréhension de la tendinopathie patellaire. Le RSD, indicateur de la capacité de décélération, distingue efficacement les individus atteints de tendinopathie patellaire, et permet une surveillance, une adaptation de la charge de travail, et une prise en charge rééducative précoce, individualisée. L’intégration du RSD dans les évaluations cliniques améliore la détection et la gestion de cette pathologie.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Cinématique, Mesure en milieu écologique, Rate of Speed Decrease (RSD), Tendinopathie patellaire
Plan
Vol 25 - N° 279
P. 105-106 - mars 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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