Perception des directives anticipées en oncologie et hématologie : une étude nationale française auprès des cliniciens - 09/09/25
Oncologists and hematologists’ perspective on advance directives. A French national survey

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Résumé |
Contexte |
La prévalence des cancers et des hémopathies est élevée et continue de croître. La gravité de ces pathologies invite à offrir au patient la possibilité d’une expression de ses valeurs, notamment concernant l’intensité thérapeutique et les modalités de prise en charge dont il souhaite bénéficier. Pourtant la prévalence des directives anticipées dans cette population reste faible. L’objectif de notre étude était d’évaluer la perception des directives anticipées par les oncologues et hématologues français et leur implication dans la promotion et l’usage de ces directives.
Méthode |
Étude prospective, observationnelle, transversale à partir d’un questionnaire en ligne envoyé à la population d’intérêt.
Résultats |
Quatre cent dix oncologues (50,1 %) et 318 hématologues (33,7 %) ont répondu au questionnaire. Au total, 65,9 % des oncologues et 68,9 % des hématologues étaient praticiens hospitaliers ou équivalents. Les directives anticipées étaient proposées systématiquement ou fréquemment par 38,4 et 30,7 % des oncologues et des hématologues. Les principales limites à l’évocation des directives anticipées étaient la crainte de créer de l’angoisse chez les patients (oncologues : 74,6 % et hématologues : 64,4 %) et le fait que la maladie soit stable (32,9 et 54,1 %). Les directives anticipées étaient perçues comme peu utiles, voire dangereuses pour 24,9 et 27,4 %. Enfin, 68,5 et 67,3 % considéraient que la personne de confiance pourrait être plus pertinente que les directives anticipées.
Conclusions |
La majorité des hématologues et des oncologues considère que les directives anticipées peuvent être utiles, cependant seul un tiers des praticiens les évoquent régulièrement. Le principal motif d’évitement des discussions concernant les directives anticipées était la crainte de créer de l’anxiété.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Background |
The prevalence of cancers and hematological malignancies is high and continues to grow. The severity of these pathologies calls for patients to be given the opportunity to express their values, particularly with regard to the intensity of treatment and the type of care they wish to receive. However, the prevalence of advance directives (ADs) in this population remains low. The aim of our study was to assess the perception of advance directives by French oncologists and hematologists, and their involvement in the promotion and use of these directives.
Methods |
Observational, cross-sectional study based on an online questionnaire sent to the population of interest.
Results |
Four hundred and ten oncologists (50.1%) and 318 haematologists (33.7%) completed the questionnaire. In total, 65.9% of oncologists and 68.9% of hematologists were attending physicians or equivalent. ADs were systematically or frequently offered to the patients by 38.4 and 30.7% of oncologists and hematologists, respectively. The main limitations to mentioning ADs were the fear of creating anxiety in patients (oncologists: 74.6% and hematologists: 64.4%) and the stability of the disease (32.9 and 54.1%). ADs were perceived as unhelpful or even dangerous by 24.9 and 27.4%. Finally, 68.5 and 67.3% considered that the trusted support person could be more relevant than ADs.
Conclusion |
The majority of hematologists and oncologists consider that ADs may be useful. However, only a third of practitioners mention them regularly. The main reason for avoiding discussions about ADs was the fear of creating anxiety.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Éthique, Directives anticipées, Oncologue, Hématologue, Personne de confiance
Keywords : Ethics, Advance direcitves, Oncologist, Hematologist, Trust person
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