Cytologie des séreuses–Résultats de l’évaluation externe des diagnostics de l’AFAQAP en 2024 - 13/09/25
Résumé |
Objectif |
Ce test avait pour objectif d’évaluer au niveau national l’aptitude diagnostique en cytologie des séreuses dans la pratique courante.
Méthode |
L’évaluation s’est faite sur lames numériques, en coloration MGG ou Papanicolaou associée dans certains cas à de l’immunohistochimie (IHC) ou de la coloration PAS, et 28 pathologistes y ont participé. Elle a porté sur 10 lésions de niveaux de difficulté diagnostique variables : élémentaire - EL (3 lames de cytologie tumorale maligne), moyen - MOY (3 lames de cytologie tumorale maligne et 2 de cytologie inflammatoire) et difficile – DIF (2 lames de cytologie tumorale maligne). Les réponses étaient classées en juste (J), acceptable (A) ou fausse (F).
Résultats |
La moyenne générale, tous niveaux de pratique confondus, était de 15,3 (médiane 15,5 – extrêmes 10 et 20) a diagnostic, la répartition des réponses était la suivante :
Cytologies tumorales malignes :
– EL – Aspect en faveur de la métastase d’un adénocarcinome d’origine pulmonaire (100 %J),
– MOY – Aspect en faveur de la métastase d’un adénocarcinome d’origine digestive (11 %J, 82 % A : métastase d’un adénocarcinome SAI),
– DIF – Aspect en faveur de la métastase d’un adénocarcinome séreux (4 %J, 78 % A : 57 % métastase d’un adénocarcinome SAI et 21 % cytologie suspecte de malignité),
– EL – Cytologie tumorale maligne en faveur d’un lymphome des séreuses (86 %J et 14 % A : cytologie tumorale maligne en faveur d’un lymphome SAI),
– EL – Métastase d’un adénocarcinome SAI (21 % J, 36 % A : 29 % cytologie suspecte de malignité et 7 % aspect en faveur de la métastase d’un adénocarcinome d’origine pulmonaire),
– EL – Aspect en faveur de la métastase d’un adénocarcinome séreux (71 % J et 29 % A : métastase d’un adénocarcinome SAI),
– DIF – Aspect en faveur d’un mésothéliome (39 % J, 29 % A : cytologie suspecte de malignité, 21 % F : cytologie atypique et 11 % F : cytologie bénigne),
– EL – Cytologie tumorale maligne en faveur d’un lymphome (100 % J),
Cytologies inflammatoires :
– MOY – Présence d’éosinophiles (32 % J, 53 % A : 32 % absence de cellules suspectes de malignité et 21 % cytologie inflammatoire),
– MOY – Cytologie inflammatoire (75 % J).
Sur les 8 cas de cytologie tumorale maligne, il y a eu 22/224 (10 %) réponses fausses en catégorie non maligne : 11 réponses en cytologie bénigne (5 %) et 11 en cytologie atypique (5 %). Sur les 2 cas de cytologie inflammatoire, il y a eu 4/56 (7 %) réponses fausses en cytologie atypique et 4/56 (7 %) en cytologie maligne.
Discussion/Conclusion |
Il s’agit du deuxième test diagnostique sur le sujet. Les résultats, globalement bons, confirment la complexité diagnostique en cytologie des séreuses et l’importance à réaliser des évaluations externes régulières.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 45 - N° 5
P. 456 - septembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
