Évaluation des effets respiratoires et cardiovasculaires de l’exposition aux particules ultrafines métalliques en fabrication additive chez des travailleurs en France : protocole d’étude - 10/12/25
Assessment of respiratory and cardiovascular effects of occupational exposure to ultrafine metal particles in additive manufacturing workers in France: Study protocol
, V. Demange a, S. Bau b, D. Rousset b, F.-X. Keller c, M. Dziurla a, V. Martin aRésumé |
Objectifs |
Avec le développement de la fabrication additive métallique (FAM), ou impression 3D métallique, émergent de nouvelles préoccupations en santé au travail, notamment liées à l’exposition potentielle aux particules ultrafines (PUFs). Cette étude a pour objectif d’évaluer les effets sanitaires de cette exposition professionnelle à travers l’analyse de biomarqueurs d’effet.
Méthodes |
Il est prévu d’inclure 105 salariés (70 exposés et 35 non exposés) travaillant dans des entreprises françaises de FAM, utilisant des alliages de poudres métalliques contenant du chrome, cobalt, nickel ou titane. Chaque participant est suivi pendant trois jours consécutifs en début de semaine de travail (du lundi au mercredi), sur la durée totale du poste de travail. L’exposition professionnelle des salariés est évaluée par la métrologie des aérosols (prélèvements sur la durée du poste de travail et mesures en temps réel, en individuel et en points fixes, de la concentration en nombre, en masse, et du potentiel oxydant des particules, questionnaire sur le poste de travail) et la biométrologie d’exposition (quantification du chrome, cobalt, nickel et titane dans les urines et quantification des PUFs dans le condensat de l’air exhalé CAE). Les effets sur la santé sont mesurés par des biomarqueurs d’effet dosés dans différentes matrices biologiques (CAE, sang et urine). Il s’agit de biomarqueurs de stress oxydant (malondialdéhyde, 8-hydroxy-2-deoxyguanosine), d’inflammation systémique (interleukines 6 et 8) et pulmonaire (monoxyde d’azote exhalé), d’atteinte cardiovasculaire (molécules d’adhésion intercellulaire (ICAM), molécules d’adhésion vasculaire (VCAM), apolipoprotéines A-I et B), et de génotoxicité (test des micronoyaux). Les antécédents médicaux et les symptômes respiratoires sont recueillis par questionnaire. Le recueil des données a débuté en 2025 et se poursuivra en 2026.
Résultats |
Il s’agit de la première étude épidémiologique en France portant sur les effets sanitaires liés à l’activité de FAM. Les résultats attendus devraient contribuer à mieux comprendre les risques respiratoires, cardiovasculaires et génotoxiques associés à cette technologie.
Conclusions |
In fine, cette étude devrait permettre d’identifier des biomarqueurs d’effets précoces pouvant servir au suivi des travailleurs. Les données recueillies permettront, le cas échéant, d’adapter les mesures de prévention et de protection en milieu professionnel.
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Vol 86 - N° 6
Article 102973- novembre 2025 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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