Perception des directives anticipées par les soignants d’oncohématologie - 13/01/26
Perception of advance directives by oncohematology caregivers

Résumé |
Introduction |
Les directives anticipées sont peu utilisées bien qu’inscrites dans la loi depuis 2005. Les établissements de santé ont un devoir d’information des patients concernant les directives anticipées. Pourtant, des études ont montré une faible connaissance de cette loi parmi les soignants. Notre étude analyse la perception des directives anticipées par les soignants d’oncohématologie.
Méthode |
Il s’agit d’une étude observationnelle, descriptive et prospective menée à partir d’un questionnaire distribué aux soignants d’oncohématologie. Les analyses statistiques ont été menées en retenant un seuil de significativité de 0,05 et en utilisant les tests du Chi 2 , de Fisher ou de Kruskal-Wallis.
Résultats |
Le questionnaire a été complété par 138 soignants. Parmi eux, 63,8 % estimaient avoir une connaissance « très faible » ou « faible » des directives anticipées. Le niveau de formation était considéré comme insuffisant par 83,8 % des répondants. Ceux ayant un bon niveau de connaissance des directives anticipées les abordaient plus souvent ( p = 0,003) et se sentaient plus à l’aise ( p < 0,001). Plus de 90 % des soignants étaient « convaincus » ou « très convaincus » par les directives anticipées mais moins de la moitié d’entre eux en saisissait l’impact en pratique clinique.
Discussion |
Les directives anticipées restent méconnues parmi les soignants qui ne se sentent pas à l’aise pour les aborder. La formation aux directives anticipées est une piste d’amélioration. Les directives anticipées sont favorablement perçues par les soignants mais leur impact est peu perçu en pratique. L’implication des soignants dans les décisions de fin de vie à travers la pluridisciplinarité est à renforcer en oncohématologie sur le modèle des soins palliatifs.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Introduction |
Advance directives (AD) are rarely used although they have been enshrined in law since 2005. Health establishments have a duty to inform patients regarding AD. However, studies have shown little awareness of this law in the healthcare environment. Our study analyzes the perception of AD by oncohematology caregivers.
Methods |
This is an observational, descriptive and prospective study conducted with a 12-item questionnaire distributed to oncohematology nurses and nursing assistants. Statistical analyses were carried out using a significance threshold of 0.05 and using the Chi 2 , Fisher or Kruskal-Wallis tests.
Results |
The questionnaire was completed by 138 caregivers. Among them, 63.8% felt they had “very weak” or “weak” knowledge of ADs. The level of training was considered insufficient by 83.8% of respondents. Those with a good level of knowledge of ADs approached them more often ( P = 0.003) and felt more comfortable doing so ( P < 0.001). More than 90% of caregivers were “convinced” or “very convinced” by ADs but less than half understood their impact in clinical practice.
Discussion |
ADs remain little known among caregivers who do not feel comfortable approaching them. Training in ADs is an improvement clue because it allows you to approach them more often and to feel more comfortable. ADs are well-received by caregivers but their impact is little perceived in practice. The involvement of caregivers in end-of-life decisions through multidisciplinarity should be strengthened in oncohematology based on the palliative care model.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Oncologie, Recherche en soins infirmiers, Directives anticipées, Fin de vie, Pédagogie
Keywords : Oncology, Nursing research, Advance directives, End-of-life, Pedagogy
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