Évaluation du risque chimique au sein d’un laboratoire de raffinerie d’huiles végétales - 15/05/26
Résumé |
Introduction |
L’évaluation des risques professionnels constitue le pilier fondamental du système de gestion de la santé et de la sécurité en milieu industriel. Dans le secteur spécifique du raffinage des huiles végétales et de la fabrication de savon, l’exposition à des agents toxiques représente un danger majeur en raison de l’utilisation de solvants et de réactifs complexes. Cette étude vise à évaluer les risques chimiques au sein d’un laboratoire d’analyses physicochimiques et de définir des recommandations de prévention ciblées.
Matériel et méthodes |
Il s’agissait d’une étude transversale menée entre février et avril 2025 auprès des techniciens de laboratoire d’une industrie agroalimentaire. La collecte des données a reposé sur trois outils méthodologiques complémentaires : un questionnaire individuel incluant les symptômes et les antécédents, une grille d’observation basée sur la méthode Guide d’évaluation du risque chimique (GERC) pour hiérarchiser les tâches, et le logiciel SEIRICH de l’INRS pour évaluer la dangerosité des substances et les risques résiduels.
Résultats |
L’étude a concerné dix participants, répartis équitablement entre hommes et femmes, ayant une ancienneté professionnelle moyenne de 10,6 ± 4,2 ans. Les données révélaient que sept travailleurs avaient des antécédents d’accidents de travail aigus, notamment en rapport avec des lésions oculaires et dermatologiques. Les symptômes plus vagues à savoir les nausées, les épigastralgies, les maux de tête étaient rapportés par tout le personnel questionné. L’analyse par la grille GERC a mis en évidence des niveaux de risque de priorité 1 pour des tâches comme la détermination de la dureté de l’eau et du chlorure. De son côté, SEIRICH a identifié sept produits très dangereux pour la santé et a recommandé la substitution prioritaire de trois agents classés CMR : la phénolphtaléine, le dichromate de potassium et le chloroforme. L’élaboration d’un plan d’action immédiat était indispensable pour garantir la sécurité du personnel. Ce plan a reposé sur la substitution des substances CMR, le renforcement de la protection collective par des hottes à flux et une ventilation efficace, l’utilisation systématique d’EPI adaptés, ainsi qu’une surveillance médicale régulière et une formation continue des agents quant au stockage et conservation des produits chimiques manipulés.
Conclusion |
La quasi-totalité des postes de travail étudiés présentaient des niveaux de risque chimique élevés. Une mise en œuvre immédiate d’un plan d’action s’est imposée comme une priorité absolue afin de garantir la sécurité du personnel.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Risque chimique, CMR, Prévention
Plan
Vol 87 - N° 3-4
Article 103748- juin 2026 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

