Coloscopie virtuelle par scanner : l’experience preliminaire d’un centre radiologique prive - 01/12/09
Résumé |
Objectifs |
Nous rapportons notre expérience de coloscopie virtuelle par scanner à l’issue de la première année d’utilisation du logiciel sur scanner 64 barrettes.
Matériels et méthodes |
Notre étude a concerné 149 patients ; le ratio homme-femme a été de 0,73, l’âge moyen de 66 ans ; un seul patient avait un antécédent personnel de cancer colique opéré. Les examens ont été réalisés sur scanner 64 barrettes (GE Medical Système, VCT) mis en service en juillet 2005. Les patients ont subi une préparation colique de un à deux jours à type de régime sans résidu et laxatifs (Phosphate disodique, Bisacodyl). L’examen a comporté deux acquisitions hélicoïdales en décubitus et procubitus après insufflation par dioxyde de carbone réglée automatiquement (protoCO2, EZEM).
Résultats |
Quatre vingt sept examens étaient positifs, 62 jugés normaux. Au total, 187 polypes ont été détectés par ColoCT (180 lésions polyploïdes, 7 lésions planes). Cent vingt cinq lésions avaient un diamètre inférieur ou égal à 5mm (67 %), 52 entre 6 et 9mm (27 %), 10 au-delà de 10mm inclus. Les lésions étaient localisées au niveau du recto-sigmoide (30 %), du côlon gauche et angle colique gauche (26 %), côlon transverse (21 %), côlon droit (17 %), cæcum (6 %). Quarante corrélations avec la coloscopie optique ont pu être obtenues. Vingt deux examens positifs n’ont pas été suivis de coloscopie optique (refus du patient, contre-indication). Une coloscopie n’a pu être menée à son terme en raison d’un spasme infranchissable du côlon gauche. Au final, sur 17 patients où la corrélation a été possible, 43 polypes ont été détectés, dont 33 de taille inférieure à 5mm. La sensibilité a été de 60 % pour les polypes de moins de 5mm (VPP de 77 %), 68 % entre 6 et 9mm, et 80 % pour les polypes de 10mm et plus.
Conclusion |
Les résultats observés sont perfectibles. Ils dépendent de plusieurs facteurs combinés : amélioration de la sensibilité et de la spécificité par l’amélioration des logiciels permettant notamment de distinguer les polypes de résidus fécaux, l’adjonction possible de produits opacifiant les fluides et les selles, et bien sûr l’amélioration constante de la courbe d’apprentissage des radiologues.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Côlon, technique d’exploration, Scanographie
Plan
Vol 88 - N° 10
P. 1449-1450 - octobre 2007 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
