Médecine

Paramédical

Autres domaines


S'abonner

Une cause rare de cyanose : sulfhémoglobinémie imputable au thiocolchicoside (Miorel®) - 22/01/10

Doi : 10.1016/j.rmr.2009.10.006 
J. Dupouy a, F. Petureau a, J.-L. Montastruc b, S. Oustric c, B. Degano a,
a Service de pneumologie, centre hospitalier de Montauban, 100, rue Léon-Cladel, 82013 Montauban cedex, France 
b Service de pharmacologie clinique, centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie et d’information sur le médicament, CHU de Toulouse, 31059 Toulouse cedex, France 
c Département universitaire de médecine générale de Midi-Pyrénées, facultés de médecine, 31059 Toulouse cedex, France 

Auteur correspondant.

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
Article gratuit.

Connectez-vous pour en bénéficier!

Résumé

Introduction

La cyanose est un signe fréquent de causes variées. En l’absence d’une étiologie cardiaque ou pulmonaire, une anomalie de l’hémoglobine peut être évoquée.

Observations

Une femme de 50ans, atteinte de sclérose latérale amyotrophique, a été hospitalisée pour une dyspnée faisant découvrir une cyanose persistant malgré une oxygénothérapie. La discordance entre une diminution de la saturation artérielle en oxygène (O2) et une pression partielle artérielle en O2 normale a motivé la recherche d’une anomalie acquise de l’hémoglobine. Une sulfhémoglobinémie a été alors détectée. La sulfhémoglobinémie est due à la fixation irréversible d’un radical thiol sur l’hème, entraînant une baisse d’affinité de l’hémoglobine pour l’O2. Une cause médicamenteuse est le plus souvent identifiée. La patiente suivait un traitement par thiocolchicoside (Miorel®). Cette molécule a été incriminée en raison de sa structure chimique renfermant un radical thiol facilement hydrolysable. L’arrêt du thiocolchicoside s’est accompagné d’une disparition de la sulfhémoglobinémie.

Conclusions

Cette observation souligne l’intérêt de la recherche d’une anomalie acquise de l’hémoglobine devant une cyanose réfractaire à l’oxygénothérapie en l’absence d’étiologie cardiorespiratoire. Ce cas est le premier suspectant le thiocolchicoside d’être à l’origine d’une sulfhémoglobinémie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Introduction

An acquired abnormality of haemoglobin is among the many causes of cyanosis, especially in patients with no identified cardiorespiratory cause.

Case report

A 50-year-old woman, suffering from amyotrophic lateral sclerosis, was hospitalised for dyspnoea. Physical examination revealed cyanosis that persisted despite oxygen therapy. Discordance between the reduced arterial oxygen saturation and normal arterial oxygen tension led to a search for a dyshaemoglobinaemia as a possible cause. Use of co-oxymetry with spectrophotometry revealed sulphaemoglobinaemia. Sulphaemoglobinaemia is due to irreversible incorporation of a thiol radical into the porphyrin ring of a haem group. This decreases the affinity of haemoglobin for oxygen and thus reduces oxygen carrying capacity. A drug-induced cause is often identified. However, no previously described cause for sulphaemoglobinaemia was identified in our patient. The patient was currently being treated with thiocolchicoside (Miorel®). Thiocolchicoside was suspected as the cause because its chemical structure contains an easily hydrolysable thiol radical. Withdrawal of thiocolchicoside led to regression of the sulphaemoglobinaemia.

Conclusions

This report underlines the importance of searching for an acquired abnormality of haemoglobin (methaemoglobinaemia or sulphaemoglobinaemia) in patients with cyanosis resistant to oxygen, in the absence of any cardiorespiratory abnormality. This case is the first to suspect thiocolchicoside as a possible cause of sulphaemoglobinaemia.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Sulfhémoglobinémie, Thiocolchicoside, Cyanose, Spectrophotométrie

Keywords : Sulphaemoglobinaemia, Cyanosis, Thiocolchicoside, Spectrophotometry


Plan


 Observation déclarée au centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance le 12 février 2009.


© 2009  SPLF. Publié par Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Ajouter à ma bibliothèque Retirer de ma bibliothèque Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 27 - N° 1

P. 80-83 - 2010 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Infection à Nocardia farcinica chez un patient porteur d’une mucoviscidose
  • J. Beucher, C. Belleguic, G. Brinchault, E. Deneuville, P.-Y. Donnio, M. Roussey
| Article suivant Article suivant
  • Bronchiolite oblitérante avec pneumonie organisée après chimiothérapie de type FOLFOX 4
  • C. Dahlqvist, A. Fremault, J. Carrasco, B. Colinet

Bienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.

;

Mon compte


Plateformes Elsevier Masson

Déclaration CNIL

EM-CONSULTE.COM est déclaré à la CNIL, déclaration n° 1286925.

En application de la loi nº78-17 du 6 janvier 1978 relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés, vous disposez des droits d'opposition (art.26 de la loi), d'accès (art.34 à 38 de la loi), et de rectification (art.36 de la loi) des données vous concernant. Ainsi, vous pouvez exiger que soient rectifiées, complétées, clarifiées, mises à jour ou effacées les informations vous concernant qui sont inexactes, incomplètes, équivoques, périmées ou dont la collecte ou l'utilisation ou la conservation est interdite.
Les informations personnelles concernant les visiteurs de notre site, y compris leur identité, sont confidentielles.
Le responsable du site s'engage sur l'honneur à respecter les conditions légales de confidentialité applicables en France et à ne pas divulguer ces informations à des tiers.