Embolisation de fibromes uterins : revue des complications - 30/01/10
Résumé |
Objectifs |
Connaître les risques des contre-indications à l’embolisation de fibromes utérins (EFU).
Connaître la présentation clinique du syndrome post-EFU et des complications post-EFU.
Connaître la sémiologie IRM des fibromes utérins embolisés et des complications afférentes.
Distinguer et reconnaître complications mineures et majeures de l’EFU.
Connaître les bases de la prise en charge des complications post-EFU.
Messages à retenir |
L’EFU pratiquée en présence d’un fibrome sous-séreux pédicule ou de fibromes sous-muqueux s’intègre à un geste combiné (respectivement myomectomie ou résection sous hystéroscopie).
Une patiente embolisée requiert une surveillance analogue à celle d’une opérée.
L’EFU entraîne moins de complications (27%) que l’hystérectomie (50%).
Le syndrome post-EFU (40%) associe fébricule, nausées, constipation et céphalées, parfois hyperleucocytose.
Vasospasme en cours d’EFU, puis pertes vaginales, lombalgies, radiculalgies et algies pelviennes en période post-EFU font partie de complications mineures.
Aménorrhée temporaire, ménopause, expulsion, surinfection, péritonite, thrombose veineuse ou artérielle, nécrose utérine, décès sont des complications majeures.
Les complications mineures post-EFU sont gérables le plus souvent par l’ordonnance de sortie, alors que certaines majeures (0,5%) nécessitent une ré-hospitalisation.
Résumé |
L’EFU ne peut se pratiquer en cas de cancer des organes génitaux internes ni chez la femme ayant un désir de grossesse. Les myomes sous-séreux pédicules et sous-muqueux exposent aux complications et constituent des contre-indications à l’embolisation isolée, alors qu’ils peuvent être pris en charge par geste combiné. Les complications potentielles doivent être commentées à la patiente le jour de la consultation IRM pré-embolisation. Une analgésie efficace doit contrôler le syndrome douloureux potentiel des 48 premières heures suivant l’EFU. Toute embolisation excessive est à proscrire sous peine d’accroître les douleurs. Le « syndrome post-EFU » concerne environ 40% des patientes. Les complications de l’EFU surviennent dans le mois qui la suit (8,5%), et 1,25% sont graves (péritonite, abcès, nécrose utérine, embolie pulmonaire). L’expulsion post-EFU (2,5%) concerne un fibrome sous-muqueux protrusif dans la cavité. Expulsion, endométrite ou pertes vaginales peuvent survenir jusqu’à un an post-EFU. Endométrite ou thrombose sont rares (< 1%). La dégénérescence sarcomateuse n’a pas d’aspect spécifique en IRM et reste exceptionnelle. Si l’on prend soin d’utiliser des microsphères calibrées de diamètre = 500 microns, l’EFU n’a aucune action délétère sur la fonction ovarienne, et le risque de nécrose utérine devient nul. Après EFU, une fièvre au-delà de 38,5̊C doit inciter la patiente à consulter pour rechercher une complication infectieuse surtout si des pertes sont présentes, ou pour éliminer une maladie veineuse thromboembolique parfois asymptomatique.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Embolisation, fibrome
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Vol 90 - N° 10
P. 1478-1479 - octobre 2009 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.

