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Détection et quantification des infections génitales à papillomavirus humains : conséquences virologiques, épidémiologiques et cliniques - 03/03/11

Doi : 10.1016/j.medmal.2010.07.013 
X. Carcopino a, , b, c , M. Henry b, D. Olive c, L. Boubli a, C. Tamalet b
a Service de gynécologie obstétrique, hôpital Nord, chemin des Bourrely, 13915 Marseille cedex 20, France 
b Laboratoire de virologie, hôpital de La Timone, boulevard Jean-Moulin, 13005 Marseille, France 
c Laboratoire d’immunologie des tumeurs, institut Paoli-Calmettes, 232, boulevard Sainte-Margueritte, 13009 Marseille, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les Papillomavirus humains (HPV) sont le principal facteur de risque du cancer du col de l’utérus. En s’intégrant au génome de la cellule humaine infectée, le virus va exprimer les oncoprotéines E6 et E7 qui induisent l’inactivation de suppresseurs tumoraux et de la télomérase. L’infection à HPV est extrêmement banale. Mais la majorité des femmes vont se débarrasser de l’infection en huit à dix mois sans développer de lésion cervicale. C’est surtout la persistance de l’infection qui expose au risque de cancer du col de l’utérus. Utilisé pour le dépistage primaire, le test HPV a fait la preuve d’une meilleure sensibilité que celle du frottis cervico-utérin (FCU), mais d’une spécificité inférieure. L’utilisation secondaire du FCU pour le triage des patientes HPV positives permettrait de bénéficier du gain de sensibilité du test HPV tout en compensant la perte en spécificité. Ainsi, un FCU ne serait réalisé que chez les patientes dépistées HPV positives. La colposcopie ne serait indiquée que si le FCU est anormal. Les performances d’un tel schéma permettraient d’envisager de rallonger l’intervalle de temps entre deux dépistages, limitant ainsi les surcoûts engendrés. La mesure de la charge virale HPV a été proposée comme un moyen de discriminer les infections ayant une signification clinique des autres. Même si une charge virale élevée est un marqueur de risque de cancer du col de l’utérus, son extrême variabilité limite sa pertinence clinique. Plus qu’une mesure isolée de la charge virale, c’est surtout son évolution au cours du temps qui aurait une réelle signification clinique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Abstract

Human papillomaviruses (HPV) are the main risk factor for cervical cancer. By introducing its DNA into the genome of infected human cells, the virus expresses two oncoproteins (E6 and E7) that induce inactivation of tumour suppressors and telomerase. HPV infection is extremely common. But most of women will clear the infection over an 8–10-month period without developing any cervical lesion. In fact, it is the persistence of infection that truly exposes to the risk of cervical cancer. HPV testing, used for primary screening, has better sensitivity but lower specificity than cervical cytology. A secondary use of cytology would compensate the loss of HPV testing specificity. Thus, cervical cytology would be performed only in HPV positive women and colposcopy finally performed only in women with abnormal cytology. The characteristics of such screening would allow to increase interscreening intervals and therefore to reduce additional costs. The quantification of HPV viral load could be a way to differentiate significant infections from others. Despite proven significant association between high HPV viral load and the risk of CIN 2-3 and cervical cancer, crude variations within disease grades currently limit the clinical utility of viral load measurement. More than a just measure of HPV viral load, its evolution over time is what would really be of clinical relevance.

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Mots clés : Cancer du col de l’utérus, Charge virale, Papillomavirus humain

Keywords : Cervical cancer, Human papillomavirus, Viral load


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