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Agressive behavior after traumatic brain injury - 15/06/11

Doi : 10.1016/j.rehab.2011.04.003 
V. Saoût a, , G. Gambart a, D. Leguay b, A.-L. Ferrapie a, C. Launay a, I. Richard a
a Service de médecine physique et de réadaptation, CRRRF-CHU, rue des Capucins, BP 40329, 49103 Angers cedex 02, France 
b Service de psychiatrie, centre hospitalier centre santé mentale angevin Césame, secteur 4, route Bouchemaine, BP 89, 49137 Les Ponts-de-Cé cedex, France 

Corresponding author.

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Abstract

Introduction

In cases of agitation and aggressive behavior after severe traumatic brain injury (TBI), the benefits/risks ratio of pharmacological treatments remains unclear. A qualitative analysis of clinical situations could highlight the relevance of psychotherapy care.

Case report

In January 2005, this 24-year-old patient sustained severe traumatic brain injury (Glasgow at 4/15), with bilateral frontotemporal injury and temporal extradural hematoma. On the third day, a temporal lobectomy was performed. The patient’s evolution showed severe neurobehavioral disorders, with agitation and aggressive behavior towards family members and medical caregivers. Maximum doses of antipsychotic drugs brought no improvement. Antidepressant medication improved social contact. Several stays in the psychiatric unit, where institutionalized and psychotherapy care were implemented, showed systematically a real improvement of the behavioral disorders, increased participation in group activities and the ability to walk around alone in a closed environment.

Discussion/conclusion

Aggressive behavior can unveil organic brain injuries, depressive syndrome as well as iatrogenic nature of the environment. This clinical case is based on the fact that antipsychotic drugs, aside from their sedative effect, are not the proper treatment for agitation following traumatic brain injury. This case also highlights how management of behavioral disorders following TBI should not be based on pharmacological treatments only but instead should focus on multidisciplinary strategies of care.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Résumé

Introduction

Dans les cas d’agitation et d’agressivité secondaire à un traumatisme crânien (TC) grave, le rapport bénéfice/risques des traitements médicamenteux est discuté. L’analyse qualitative de situations cliniques peut permettre de dégager l’efficacité de prises en charge psychothérapeutiques.

Observation

Un patient de 24ans présente en janvier 2005 un TC grave (Glasgow 4/15) avec des lésions intraparenchymateuses frontotemporales bilatérales et un hématome extradural temporal gauche. À j3 une lobectomie temporale droite est réalisée. L’évolution est marquée par des troubles du comportement majeurs avec des gestes hétéroagressifs envers les soignants et la famille. Les troubles deviennent tels qu’il doit être maintenu dans sa chambre en dehors des activités de rééducation et des visites. Les neuroleptiques à posologie maximale sont inefficaces. Un antidépresseur permet une amélioration du contact. Plusieurs hospitalisations en psychiatrie, où une prise en charge institutionnelle et psychothérapique est mise en place, montrent systématiquement une amélioration nette des troubles du comportement, une possibilité de participation à des activités de groupe et de déambulation libre dans un espace fermé.

Discussion/Conclusion

L’agressivité peut traduire les lésions cérébrales organiques, un syndrome dépressif, ainsi que le caractère iatrogène de l’environnement. Ce cas clinique appuie le fait que les neuroleptiques, en dehors de leur effet de sédation, ne sont pas un traitement efficace de l’agitation après TC. Il permet de mettre en évidence combien la prise en charge des troubles du comportement relève surtout de stratégies autres que médicamenteuses et est à la frontière avec d’autres spécialités.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Keywords : Severe traumatic brain injury, Aggressiveness, Behavior, Psychotherapy

Mots clés : Traumatisme crânien grave, Agressivité, Comportement, Psychothérapie


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Vol 54 - N° 4

P. 259-269 - juin 2011 Retour au numéro
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