Place de l'interrogatoire dans le diagnostic de surentraînement - 01/01/05
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Résumé |
Objectifs. - Cet article consiste en une revue de la littérature visant à souligner la place de l'interrogatoire médical dans la détection précoce du surentraînement. En ce sens, il propose une démarche analytique qui sur la base d'un interrogatoire, précise avec le sportif ses réponses à l'autoquestionnaire de surentraînement proposé par la Société française de médecine du sport (SFMS).
Actualités. - La première étape consiste à vérifier l'altération durable de la performance sportive, condition requise pour envisager un état de surentraînement. Cette altération de la performance est notamment confrontée à une augmentation de la charge d'entraînement. La recherche de fatigue chronique et sa caractérisation permettent dans un deuxième temps de vérifier l'absence de pathologie sous-jacente, ainsi que sa spécificité du surentraînement. La troisième étape de l'interrogatoire vise à conforter le diagnostic en recherchant des symptômes physiques et psychologiques fréquemment rapportés dans la littérature du surentraînement. Enfin, la recherche de facteurs favorisants et/ou déclenchants qui relèvent de la pratique sportive, de l'environnement proche du sportif ou de sa personnalité permet de détecter les causes du surentraînement et d'y remédier.
Perspectives. - Au plan pratique, nous suggérons de réaliser cet interrogatoire plus poussé, pour préciser les réponses au questionnaire court auto-administré de la SFMS, qui reprend la plupart des items évoqués dans cet article et qui constitue un outil de débrouillement. Sur la base de cette revue et celles des travaux des membres du groupe surentraînement de la SFMS, cet article résume cette démarche analytique et aboutit à la formulation d'une position de consensus.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Abstract |
Objectives. - This literature review highlights the importance of medical interview in the early diagnosis of overtraining syndrome. We propose an analytic process consisting to specify with the athlete his answers to the self-administered overtraining questionnaire proposed by the French Sport Medicine Society.
Topics. - The first step consists to ensure the long-term alteration of sport performance. This feature is a prerequisite to define an overtraining syndrome. This decrease in sport performance must be paralleled to an eventual increase in the training load. In a second step a chronic fatigue must be evidenced and characterized allowing to verify its specificity to overtraining and the absence of underlying disease. The third step aims to confirm the diagnosis of overtraining assessing the presence of physical and psychological symptoms frequently reported in the literature. The last step consists in seeking favoring factors and/or triggers linked to the sport practice, to the close environment of the athlete, or to personal factors. These factors may allow identifying the causes of overtraining and their relief.
Future prospects. - Practically, we suggest to undertake this medical interview in depth in order to specify with the athlete his answers to the short self-administered overtraining questionnaire proposed by the French Sport Medicine Society (SFMS), a screening tool, integrating most of the items discussed in this article. Based on this literature review and on the different works performed by the memberships of the SFMS, the article proposed in the following, summarizes this analytic process. The latter is concluded by the position stand of the SFMS on the role of medical interview in early diagnosis of overtraining syndrome.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Surentraînement, Interrogatoire, Symptômes
Keywords : Overtraining, Medical interview, Symptoms
Plan
| Les résultats présentés dans cet article sont le fruit des études entreprises par les membres du groupe surentraînement de la Société française de médecine du sport, composé de mesdames et messieurs X. Bigard (CRSSA, Grenoble), J. F. Brun (CHU de Montpellier), V. Bricout (Laboratoire HP2, Grenoble), J. L. Chatard (CHU de Saint Étienne), A. Favre Juvin (CHU de Grenoble), P. Flore (Laboratoire HP2, Grenoble), M. Guinot (FFC), N. Koulmann (CRSSA, Grenoble), G. Lac (Laboratoire de la performance motrice, Clermont-Ferrand), M. Rousseau Blanchi (FFS), B. Serrurier (CRSSA, Grenoble). |
Vol 20 - N° 5-6
P. 268-274 - octobre-décembre 2005 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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