Inhibition - 01/01/02
Hôpital de l'Hôtel Dieu, 1, place du Parvis-Notre-Dame, 75181 Paris cedex 04, France
Université Pierre et Marie Curie, service de psychiatrie, hôpital Pitié-Salpêtrière, 47, boulevard de l'Hôpital, 75013 Paris, France
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Résumé |
Le concept d'inhibition se réfère à tout événement au cours duquel une fonction, en état normal d'aptitude à s'exercer, ne peut accomplir ce qu'elle est appelée à réaliser du fait d'un empêchement lié à l'action contraire d'une autre fonction. Initialement, il s'agit d'un concept neurophysiologique.
Le modèle issu de la neurophysiologie sera repris dans le champ de la psychophysiologie et de la psychologie.
Le modèle pavlovien a servi de référence aux théories de l'apprentissage fondées sur le principe du conditionnement. Les applications de ces théories à la psychopathologie demeurent controversées. Elles ont une importance très grande dans les perspectives cognitives et comportementales.
Freud, tout au long de son uvre, a utilisé le concept d'inhibition pour désigner des processus psychiques. Il a renoncé à la référence neurophysiologique mais a appliqué sensiblement le même modèle à la notion de représentation. Les effets énergétiques des processus d'excitation ne sont plus alors de nature physiologique mais psychologique. Le courant de l'organodynamisme est fondé, comme les deux précédents, sur un modèle initialement neurophysiologique mais il prend appui sur une vue structurale d'ensemble de l'organisation nerveuse et non sur des approches de physiologie élémentaire.
Au plan clinique, le terme a été utilisé pour décrire de très nombreux traits, en référence sans doute aux théories explicatives, mais dans une connotation très générale. Il s'agit de décrire des suspensions d'activité, temporaires ou permanentes, que l'on impute moins à l'affaiblissement d'une fonction qu'à l'empêchement provoqué par une activité compétitive.
Sont envisagées, dans cet article, les inhibitions affectant le fonctionnement psychique normal, dans une perspective aussi bien cognitive que psychodynamique; les inhibitions observées dans la psychopathologie de la vie quotidienne; les inhibitions fonctionnelles partielles affectant les différents secteurs de la vie relationnelle et d'origine traumatique ou névrotique; les inhibitions générales altérant l'ensemble de la vie mentale.
Mots-clés : inhibition, maladie d'Alzheimer, schizophrénie, dépression, anxiété, syndrome d'hyperactivité avec troubles de l'attention
Plan
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