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Techniques d'opacification radiologique directe des voies excrétrices supérieures - 01/01/02

[34-015-B-10]
Philippe Otal : Praticien hospitalier
Patricia Chemla : Chef de clinique-assistant
Michel Soulie : Praticien hospitalier
Henri Basseka : Attaché des Hôpitaux
Francis Joffre : Professeur des Universités, chef de service
Service central de radiologie, centre hospitalier universitaire, Hôpital de Rangueil, 1, avenue Jean-Poulhès, 31403 Toulouse cedex 4 France
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Article archivé , publié initialement dans le traité EMC RADIOLOGIE ET IMAGERIE MÉDICALE : Génito-urinaire - Gynéco-obstétricale - Mammaire

Résumé

Les techniques d'opacification radiologique directe des voies excrétrices supérieures regroupent toutes les techniques radiologiques permettant une visualisation radiologique après l'injection de l'opacifiant directement à l'intérieur de ces structures canalaires.

Les techniques d'opacification radiologique directe des voies excrétrices supérieures font partie de l'histoire de la radiologie puisque c'est en 1906 que Voelcker et Von Lichtenberg ont eu l'idée d'opacifier par voie rétrograde les cavités pyélocalicielles (pyélographie rétrograde [PR]) [17]. Deux autres étapes marquent l'évolution de ces techniques. C'est en 1928 que Chevassu a proposé, grâce à l'utilisation d'une « sonde bouchon » l'opacification totale des voies excrétrices supérieures (urétéropyélographie rétrograde [UPR]) [2]. En 1955, Goodwin propose la ponction du bassinet pour réaliser une opacification directe par voie antégrade (pyélographie antégrade [PA]) [4].

Ces techniques ont eu longtemps pour objectif de pallier les insuffisances de l'urographie intraveineuse (UIV). Par la suite, les progrès de celle-ci ont, pendant un temps, restreint leurs indications. Aujourd'hui, les indications de l'UIV sont devenues plus limitées. L'essor de l'échographie et des techniques d'imagerie en coupes a conduit à des changements de stratégies diagnostiques, permettant une approche simplifiée, moins agressive, de beaucoup de pathologies. L'obtention d'une image « pseudo-urographique » par reconstruction après acquisition scanographique hélicoïdale ou par imagerie par résonance magnétique, en particulier dans des situations où l'UIV est peu performante (syndrome obstructif), permet à l'urologue d'obtenir une visualisation frontale des voies excrétrices supérieures. Il est ainsi possible de se passer souvent de l'UIV et également des techniques d'opacification directe [11, 14].

Ce n'est pas pour autant que ces techniques d'opacification directe des voies excrétrices supérieures ont diminué dans leurs indications. Leur objectif s'est modifié et leur rôle diagnostique s'est transformé, ces techniques devenant de plus en plus la première étape d'un geste d'uroradiologie interventionnelle ou d'un traitement endo-urologique.

La mise en place d'un dispositif endoluminal à des fins thérapeutiques comporte toujours un premier temps d'opacification radiologique, que cette mise en place se fasse par voie percutanée antégrade ou par voie endoscopique transvésicale rétrograde, sans occulter l'intérêt des prélèvements séparés pour cytologie et bactériologie urinaires.



Mots-clés : voies excrétrices supérieures, urétéropyélographie rétrograde, pyélographie antégrade, pyélographie rétrograde, urographie intraveineuse

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