Inhalation de fumées - 01/01/00
Monique Schlotterer : Maître de conférences, praticien hospitalier
Françoise Lebreton : Praticien hospitalier d'anesthésie-réanimation
Centre des brûlés, hôpital Cochin, 27, rue du Faubourg-Saint-Jacques, 75014 Paris France
Résumé |
L'inhalation de fumées, fréquente au cours des incendies, est responsable d'une mortalité initiale élevée liée principalement aux effets systémiques du monoxyde de carbone (CO) et des cyanures. La mortalité secondaire, importante chez les sujets présentant des brûlures cutanées étendues, est due le plus souvent à la surinfection des lésions créées par les produits corrosifs contenus dans les fumées. L'oxygénation normo- ou hyperbare représente le traitement spécifique des intoxications au CO. La perfusion précoce d'hydroxocobalamine semble être efficace pour lutter contre l'intoxication aux cyanures. Le diagnostic des lésions bronchopulmonaires provoquées par l'action corrosive des fumées repose principalement sur la fibroscopie bronchique. Le traitement de ces lésions est aujourd'hui principalement symptomatique. L'oxygénation, la kinésithérapie, l'humidification de l'air inspiré, les bronchodilatateurs doivent permettre d'éviter l'intubation et la ventilation artificielle chez les patients les moins atteints. Chez ceux nécessitant la mise sous respirateur, il faut à tout prix éviter le barotraumatisme en maintenant des pressions d'insufflation basses même si cela se traduit par une hypercapnie. Les nombreuses recherches expérimentales qui ont permis de montrer l'importance de la réaction inflammatoire secondaire à la séquestration pulmonaire des polynucléaires dans les lésions d'inhalation de fumées ouvrent la voie à des traitements prometteurs qui devraient permettre des avancées thérapeutiques spectaculaires.
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