Analyse de l’évolution des pratiques chirurgicales pour la prise en charge des tumeurs primitives du rein dans la période 2006–2010 : à propos d’une série de 458 chirurgies consécutives - 23/06/12


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Résumé |
Objectif |
La plupart des petites tumeurs rénales sont accessibles à la chirurgie conservatrice qui assure des résultats carcinologiques équivalents à ceux de la néphrectomie élargie avec un risque moindre de complications cardiovasculaires, de séjours hospitaliers et de décès. Les recommandations internationales de prise en charge des tumeurs rénales primitives placent la néphrectomie partielle comme nouveau standard de traitement chirurgical des tumeurs de stade T1. Dans ce contexte, les auteurs se sont intéressés à l’évolution de leurs pratiques chirurgicales entre 2006 et 2010 dans un centre hospitalo-universitaire.
Patients et méthodes |
Étude rétrospective d’une cohorte de 446 patients consécutifs traités chirurgicalement pour tumeur rénale primitive entre 2006 et 2010.
Résultats |
Au total, 458 chirurgies rénales ont été réalisées : 184 (40,2 %) néphrectomies partielles et 274 (49,8 %) néphrectomies élargies. Au cours de la période d’étude, il a été mis en évidence pour les tumeurs T1a : une augmentation moyenne annuelle des néphrectomies partielles de 10 % (p=0,002), pour les T1b, une tendance non significative à l’augmentation des chirurgies conservatrices. Il existait également une augmentation significative des néphrectomies partielles réalisées de manière laparoscopique, avec un taux d’augmentation moyenne annuelle de 8 % par an (p=0,02). À la fin de la période d’étude, un patient sur deux, tous stades confondus, était traité par chirurgie conservatrice. Ces changements de pratique sont intervenus sans augmentation de la morbidité per et postopératoire (p=0,39).
Conclusion |
L’étude de la cohorte des patients traités chirurgicalement dans notre centre universitaire entre 2006 et 2010 ne mettait pas en évidence pas de sous-utilisation de la chirurgie conservatrice par rapport aux recommandations françaises et internationales. Cette évolution vers plus de néphrectomies partielles s’est faite sans augmentation de la morbidité chirurgicale, ni diminution du contrôle carcinologique. Cependant, le taux plus élevé de marges chirurgicales positives dans le groupe traité par néphrectomie partielle laparoscopique doit inciter à la prudence.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Summary |
Objective |
Most of small renal masses are accessible to conservative surgery, which has proved to maintain carcinological outcome, with a lower cardiovascular morbidity, hospital stay and mortality. Current international guidelines for the management of renal tumours recommend that partial nephrectomy be the new standard of treatment of T1 tumours. In this study, the authors assessed evolutive trends in the surgical management of renal tumours in the period 2006 to 2010 in a university hospital.
Patients and methods |
Retrospective analysis of a cohort of 446 consecutive patients treated for renal tumour between 2006 and 2010.
Results |
Overall, 458 surgeries were performed, divided in 184 (40.2%) partial nephrectomy and 274 (49.8%) radical nephrectomy. During the study period, the number of partial nephrectomy increased significantly, with a mean annual increase rate of 10% in T1a tumours (P=0.002). We also observed a non significant increasing trend for conservative surgery in T1b tumours. Furthermore, the number of laparoscopic partial nephrectomy increased significantly, with a mean annual increase rate of 8% (P=0.02). At the end of the study period, one in two patients, whatever the stage, was treated by partial nephrectomy. This change in practice occurred without any increase in per- and postoperative morbidity (P=0.39).
Conclusion |
Analysis of this cohort of patients operated for renal tumour between 2006 and 2010 in our university hospital did not highlight underuse of conservative surgery, taking into account the current international guidelines. This trend for more partial nephrectomy did not underscore an increase in surgical morbidity or decrease in carcinological outcome. However, the higher rate of positive surgical margins in the laparoscopic partial nephrectomy group should incite to caution.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Mots clés : Néphrectomie partielle, Néphrectomie élargie, Carcinome rénal, Recommandations
Keywords : Partial nephrectomy, Radical nephrectomy, Renal carcinoma, Recommendations
Plan
| Niveau de preuve : 5. |
Vol 22 - N° 9
P. 520-528 - juillet 2012 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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