TO09 - 17/02/08
Introduction : La douleur aiguë au sein des services d’urgence reste insuffisamment traitée. L’objectif de ce travail a été de déterminer l’efficacité d’une association de paracétamol et tramadol, per os, chez des patients présentant un traumatisme.
Matériel et méthodes : Étude prospective conduite durant 2 mois consécutifs, incluant tous les patients présentant un score supérieur ou égal à 5 mesuré à l’aide d’une échelle numérique (EN) et un traumatisme datant de moins de 4 heures. N’étaient pas inclus les patients ayant bénéficié d’un traitement antalgique avant l’admission, les patients allergiques au paracétamol/tramadol et les patients ne comprenant pas la méthode d’évaluation. Le protocole a été le suivant : sélection des patients dès leur admission par l’infirmière d’accueil, prise du traitement dans les 5 minutes suivant l’admission, réalisation du score EN à 60 minutes après l’admission. Une EN et une question sur le soulagement (réponse oui/non) ont été réalisées lors de la sortie du service. Le critère principal d’évaluation a été le score EN inférieur à 3 à 60 minutes. Le critère secondaire a été le soulagement ressenti par le patient à la sortie du service. Les résultats ont été exprimés par la moyenne et ds ou la médiane et interquartile, les comparaison ont été effectuées à l’aide du test t et de Friedman (pour mesures répétées).
Résultats : Quatre-vingt trois patients, d’âge moyen 34 ans, ont été inclus. La durée moyenne de séjour dans le service d’urgence a été de 99 minutes. Les diagnostics retenus à la sortie du service ont été une entorse ou luxation (cheville, genou, poignet) pour 35 patients, une fracture pour 17 patients, et une simple contusion pour 31 patients. Une immobilisation a été réalisée chez 51 % des patients, avec pour 3 % d’entre eux une immobilisation avant la première heure. Le score EN médian à l’admission était de 7 [6-8]. À la 1re heure, 48 % des patients avaient un score EN inférieure à 3, tandis que 52 % des patients ont répondu avoir été soulagé à la sortie du service.
Conclusion : Ces résultats préliminaires encouragent l’utilisation de traitement per os, dès l’admission aux urgences, même pour des douleurs intenses avec un protocole simple et facile d’exécution.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 5 - N° 5-HS1
P. 14 - novembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
