TO49 - 17/02/08
But : Évaluer l’efficacité comparative de l’infiltration par voie latérale de C1-C2 et de la thermolyse d e C2 chez 27 patients porteurs de névralgie d’Arnold chronique supérieure à 3 mois, rebelle aux thérapeutiques antérieures.
Patients : L’ensemble des 27 patients (14 femmes et 13 hommes) porteurs d’une névralgie d’Arnold rebelle et ayant consulté dans le service de neurochirurgie et/ou au Centre de Traitement de la Douleur entre 1994 et 2000, ont été inclus. L’âge moyen était de 56 ans ; l’atteinte était bilatérale chez 7 patients (26 %) ; 6 patients (22 %) avaient été victimes d’un traumatisme cervical ; 25 patients (93 %) présentaient d’autres signes douloureux ; 5 présentaient un syndrome dépressif. Les traitements antérieurs qui n’avaient pas donné de résultat étaient : des antalgiques et/ou des anti inflammatoires chez l’ensemble des patients ; des antidépresseurs 7 fois, des anti-épileptiques 4 fois ; des anxiolotiques 3 fois ; des infiltrations par voie postérieure de l’Arnold 4 fois ; de la kinésithérapie 8 fois et un abord psychothérapique 2 fois.
Méthodes : Seize patients ont bénéficié d’une infiltration par voie latérale sous scopie au bloc de neurochirurgie et 11 patients ont bénéficié d’une thermolyse.
Résultats : Dans le groupe infiltration latérale :
Efficacité : bons et très bons résultats (69 %), amélioration de la douleur (54 %), durée moyenne de l’amélioration de la douleur de 4 mois et des récidives douloureuses (73 %).
Tolérance : douleur lors du geste (44 %), angoisse lors du geste (31 %), acceptation d’un nouveau geste (69 %), effets secondaires (31 %).
Dans le groupe thermolyse :
Efficacité : bons et très bons résultats (69 %), amélioration de la douleur (51 %), durée moyenne de l’amélioration de la douleur : 39 mois, récidives douloureuses (62 %).
Tolérance : douleur lors du geste (27 %), angoisse lors du geste (18 %), acceptation d’un nouveau geste (54 %), effets secondaires (36 %), sequelles sensitives : gêne (73 %), douleur (36 %).
Conclusion : En fonction des résultats de la littérature, nous proposons actuellement pour le traitement de la névralgie d’Arnold rebelle au traitement médical et fonctionnel après 3 mois d’évolution
- une infiltration atloido-axoidienne latérale de C2 sous scopie ;
- en cas d’efficacité temporaire d’une durée inférieure à 1 mois : une seconde infiltration atloido-axoidienne latérale ;
- en cas d’efficacité temporaire d’une durée inférieure à 1 mois ou d’inefficacité : thermolyse de C2 ou radicotomie chirurgicale sélective du nerf d’Arnold.
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Vol 5 - N° 5-HS1
P. 32 - novembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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