Les cancers inflammatoires - 23/12/13
Résumé |
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Ils représentent 1-4 % des cancers, survenant le plus souvent dans la cinquantaine. Tous les types histologiques sont possibles, les tumeurs mal différenciées de haut grade étant les plus fréquentes. Le pronostic est mauvais, avec une évolution métastatique constante et précoce (survie de 36-40 mois). Le diagnostic clinique est évoqué devant un sein inflammatoire avec masse mammaire (
60 %) et ganglionnaires (> 50 %), survenant de façon rapide sans fièvre. L’exploration radiologique est indispensable, parfois décevante. En mammographie, outre les modifications inflammatoires aspécifiques (épaississement cutané, infiltration stromale, désorganisation architecturale et augmentation de densité diffuse), il peut exister des anomalies suspectes caractéristiques (masses, microcalcifications et ganglions). En échographie on retrouve des anomalies aspécifiques (épaississement cutané, dilatation lymphatique, aspect hyperéchogène de la graisse, atténuation focale sans masse) ou des masses mal limitées plus aisément détectées qu’en mammographie, notamment en cas de seins denses diffus. Le scanner permet l’évaluation de l’extension locale et métastatique. L’IRM peut apporter des arguments diagnostiques en faveur de la malignité (rapidité et intensité des prises de contraste), identifier des zones cibles et juger de l’évolution sous chimiothérapie. Le diagnostic est obtenu par prélèvements percutanés utilement orientés par l’imagerie, et permettant une prise en charge thérapeutique pluridisciplinaire rapide (chimiothérapie+/- autogreffe, mammectomie, +/-radiothérapie).
Mots clés : Sein, tumeur maligne
Vol 85 - N° 9
P. 1250 - septembre 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
