Traitement chirurgical des disjonctions acromio-claviculaires chez les sportifs - 19/02/08
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Les disjonctions acromio-claviculaires sont relativement fréquentes dans la population jeune et sportive. Les difficultés diagnostiques et thérapeutiques font de cette pathologie un sujet soumis à des controverses.
Les auteurs rapportent une étude rétrospective de 25 sportifs traités chirurgicalement pour une disjonction acromio-claviculaire. Selon la classification de Rockwood, 19 patients présentaient une disjonction acromio-claviculaire de stade III et 6 une disjonction de stade IV. Le traitement chirurgical a consisté en un brochage acromio-claviculaire associé à un laçage coraco-claviculaire au PDS dans 40 % des cas et à une ligamentoplastie chez 24 % des patients.
Avec un recul moyen de 4 ans, les résultats fonctionnels évalués selon le score de Constant étaient satisfaisants dans 88 % des cas, moyens dans 8 % des cas et mauvais chez 4 % des patients. Les résultats anatomiques n’ont pas influencé le résultat global, et il n’y avait aucune influence du type de sport pratiqué sur le délai de reprise et le niveau de l’activité sportive.
Les sports « armé » et « armé-contré » sont les plus incriminés dans la genèse des disjonctions acromio-claviculaires. La classification de Rockwood permet de poser l’indication thérapeutique, mais elle reste souvent incertaine avant les constatations opératoires. Le traitement chirurgical donne de meilleurs résultats dans les stades extrêmes et le stade III du sportif pratiquant un sport « armé ».
La disjonction acromio-claviculaire représente une pathologie du sportif qui demeure de diagnostic difficile. Les indications du traitement chirurgical dépendent du stade lésionnel, du niveau et du type de sport pratiqué.
Surgical treatment of acromioclavicular dislocation in twenty-five athletes |
Acromioclavicular dislocations are relatively frequent in the young sportive population. This difficult diagnostic therapeutic challenge has led to some controversy.
We report a retrospective series of 25 athletes treated surgically for acromioclavicular dislocation. The Rockwood classification was grade III for 19 and grade IV for six. Surgical treatment consisted in acromioclavicular pinning associated with coracoclavicular wiring in 40% and ligamentoplasty in 24%.
At mean four years follow-up, functional outcome assessed with the Constant score was: satisfied 88%, fair 8%, poor 4%. Anatomic results were not influenced by the overall outcome and the type of sport practice did not affect time to recovery of initial sports activity level.
“Armed” and “armed against resistance” sports are general incriminated in acromioclavicular dislocation. The Rockwood classification can be used to establish the therapeutic indication, but remains uncertain when compared with operative findings.Surgical treatment gives better results for more severe grade III dislocation in athletes practicing armed sports.
The diagnosis of acromioclavicular dislocation remains a difficult diagnostic challenge in athletes. Indications for surgery depend on the type of lesion and the level of sports activity.
Mots clés : traitement chirurgical , disjonction , acromion , clavicule , sport
Keywords:
acromion
,
clavicle
,
sports
,
disjunction
,
surgical treatment
Plan
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Vol 22 - N° 3
P. 154-157 - septembre 2005 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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