Criticité dans la cartographie des risques en radiothérapie - 26/09/14
, I. Tartamella, H. Bonifassi, G. Moann, J. Feuillade, L. Champion, J. Hannoun-LéviRésumé |
Objectif |
L’établissement d’une cartographie des risques a priori est obligatoire en radiothérapie. Pour sa rédaction, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a proposé un guide. Une fois cette cartographie détaillée avec pour chaque point un calcul de la criticité, produit de la gravité par l’occurrence, il faut définir des actions à mener pour réduire les risques, c’est à dire diminuer les criticités les plus élevées. Pour cela, nous proposons de définir la criticité comme produit de trois paramètres, gravité, occurrence et détectabilité.
Méthodes |
Après avoir établi la liste la plus complète possible des risques, ceux-ci doivent être affecté d’une criticité (GO). Chacun des paramètres est établi sur une échelle de quatre niveaux. Il apparaît alors que nombre d’entre eux ont le même niveau de criticité, ce qui rend difficile le choix des actions à mener. Pour augmenter la variabilité de la criticité (GOD) nous ajoutons un paramètre, la détectabilité, quantifiée, elle aussi, sur une échelle de 1 à 4.
Résultats |
Notre cartographie comprenait plus d’une centaine de risques avec des criticité GO voisines, 75 % de cas avec GO étaient inférieurs à 4. En général, l’occurrence était difficile à quantifier, seulement 16 % de cas étaient supérieurs à 1. En incluant la détectabilité, il y avait davantage de variabilité dans la criticité et une meilleure hiérarchisation des risques. Par exemple, dans la graduation des risques pour l’élaboration des plans de traitement, 21 risques ont été relevés. Pour la criticité, seulement deux risques étaient supérieurs à 4 alors que la criticité GOD avait 11 risques supérieurs à 8. In fine, il était plus facile de proposer des plans d’action.
Conclusion |
L’établissement de la cartographie des risques à priori est un élément permettant de limiter les incidents. La quantification en termes de criticité est améliorée si on introduit la détectabilité. Ainsi, la sécurité des traitements est plus performante.
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Vol 18 - N° 5-6
P. 606 - octobre 2014 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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