Pas de titre - 28/02/08
Le plexus pelvien (hypogastrique inférieur) chez la femme et ses afférences |
L’hystérectomie est suivie de fréquents troubles vésicaux. Dès 1922, Latarget et Rocher ont évoqué la possibilité de lésion du plexus hypogastrique inférieur (PHI) à l’origine de ces troubles, par dénervation de la vessie.
Objectifs : Préciser la topographie du PHI, ses afférences et efférences, définir des points de repères reproductibles permettant de prévenir les troubles vésicaux post-opératoires.
Matériels et Méthodes : Sur 20 hémibassins formolés sans stigmate d’intervention sous ombilicale, une laparotomie ombilico-pubienne du tronc sectionné au niveau de l’ombilic permet la dissection des plexus mésentérique supérieur et pré-sacrés. Une coupe sagittale médiale est ensuite réalisée, puis le PHI disséqué à la suite de la lame pré-sacrée.
Résultats : Topographie : Le PHI est un triangle à base postérieure et à sommet antéro-inférieur ; son bord inférieur s’étend constamment de la 4e racine sacrée au point de pénétration de l’uretère dans le feuillet postérieur du ligament large. Son angle antéro-inférieur constitue le sommet de ce triangle et se situe exactement au point de pénétration de l’uretère dans le feuillet postérieur du ligament large.
Rapports : L’uretère, quand il perfore le feuillet postérieur, est constamment au contact du sommet du PHI. L’artère hypogastrique est située en moyenne 10 mm en arrière du bord supérieur du PHI. L’origine de la veine hypogastrique est située à 10 mm +/- 5 mm de l’angle postéro-supérieur ; la jonction des veines iliaques interne et externe en est distante de 25-35 mm. Afférences : le plexus sacré se termine à l’angle postéro-supérieur du PHI, les nerfs érecteurs sur l’angle postéro-inférieur ; les racines sacrées fournissent 1 à 3 branches : dans plus de 50 % des cas existe une afférence venant de S3 ou S4, jamais de S1, près d’une fois sur deux de S2 et une fois de S5.
Conclusion : Le rapport fondamental du PHI est l’uretère pelvien qui le limite en haut, en dehors et en avant à son entrée dans la base du paramètre où il est alors en contact avec le sommet du PHI. Ainsi toute dissection poussée en dessous de l’uretère expose inévitablement à des lésions nerveuses et donc à des troubles urinaires post-opératoires.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 88 - N° 281
P. 91 - juillet 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
