Pas de titre - 28/02/08
Bases anatomiques de la voie d’abord postéro-latérale de la diaphyse humérale |
Le but de ce travail était d’étudier l’accessibilité du tiers distal de l’humérus par une voie d’abord postéro-latérale.
L’étude a porté sur la dissection de 10 bras de 5 cadavres (3 hommes, 2 femmes). Les sujets sont installés en décubitus ventral, un appui sur la face ventrale du bras, le coude à 90° avant-bras pendant. Des repères précis sont définis afin de tracer l’incision cutanée et de permettre sa reproductibilité. La dissection est réalisée dans le plan du septum intermusculaire latéral entre les muscles brachioradial et le chef latéral du triceps brachial. Pour 4 bras, la dissection a été étendue proximalement afin de permettre une bonne visualisation du nerf radial et de ses branches sensitives (cutané brachial inférieur et cutané brachial postérieur) ainsi que de l’artère profonde du bras. Pour 6 bras, la dissection « chirurgicale » a été interrompue avant l’exposition de ces éléments.
La partie diaphysaire distale de l’humérus peut être exposée sur en moyenne 11 cm à partir de l’épicondyle latéral. Le nerf radial peut être abordé à partir de 13,6 cm. Cette voie d’abord permet une bonne exposition pour l’ostéosynthèse à foyer ouvert du tiers distal de l’humérus à sa face latérale. Elle apparaît moins traumatisante que les voies postérieure et latérale car non transmusculaire. Sa réalisation n’implique pas la dissection du nerf radial mais peut la permettre lors de troubles sensitifs associés.
Cette voie apparaît comme une alternative séduisante aux autres voies d’abord pour l’ostéosynthèse des fractures du tiers distal de l’humérus.
© 2004 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
Vol 88 - N° 281
P. 100 - juillet 2004 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?
