Ulnaire au coude : indications opératoires - 13/03/15
Résumé |
La neuropathie ulnaire au coude (NUC) est une mononeuropathie focale relativement fréquente. Le traitement d’une NUC est mal défini, entre traitement conservateur et chirurgie. Expliquer pourquoi je ne fais pas opérer une NUC revient à, non pas de se demander quels sont les cas opérables, mais dans quel(s) cas ne doit-on pas opérer, ou dans quelles conditions. Il n’y a pas de consensus clair pour le traitement d’une NUC et je propose de partir du principe suivant : une NUC ne doit pas être opérée ! Bien entendu, cela implique que cette attitude conduise à un résultat clairement défini et favorable.
Les traumatismes, malformations, tumeurs, atteintes anciennes sont exclus.
Il reste les atteintes récentes, généralement compressives, en fait les plus fréquentes dans un recrutement de neurologie libérale (appuis répétés sur le coude, flexions forcées prolongées).
L’ENMG va permettre d’établir et de préciser le diagnostic. Les NUC sont définies par un ralentissement moteur focalisé au niveau du coude, avec bloc de conduction dans 2/3 des cas (série personnelle de 118 cas successifs). Le 1/3 restant est constitué d’atteintes sensitives prédominantes, avec un ralentissement moteur focal moins marqué que dans les atteintes à bloc de conduction. Par ailleurs 87 % sont des atteintes unilatérales gauches.
Les patients acceptent le principe d’un traitement conservateur et reçoivent l’instruction de modifier leurs positions, avec un suivi à intervalles de 2 mois. Dans la série précitée, tous les patients revus (78/118), sauf 2, se sont améliorés (clinique et ENMG). Pour les patients avec bloc de conduction, le bloc de conduction moyen était de 50 % à l’inclusion (de 15 à 99 %) et de 11,5 % au dernier contrôle (0 à 37 %).
La qualité de l’amélioration ne dépendait pas du degré de l’atteinte. Le temps nécessaire pour récupérer était plus long dans les cas sévères.
En conclusion, je ne fais pas opérer les NUC dans les cas d’atteinte compressive, positionnelle. Dans mon expérience, la seule modification des postures obtient une amélioration clinique avec retour fréquent à la normale des anomalies ENMG.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 171 - N° S1
P. A189 - avril 2015 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
L’accès au texte intégral de cet article nécessite un abonnement.
Déjà abonné à cette revue ?

