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Réflexions sur le progrès en médecine - 18/03/15

[1-0008]  - Doi : 10.1016/S1634-6939(15)68595-7 
A. Le Quellec a, b  : Professeur de médecine interne
a Faculté de médecine, Université de Montpellier, 2, rue École-de-Médecine, CS 59001, 34060 Montpellier cedex 2, France 
b Équipe « médecine interne, maladies multiorganiques de l'adulte », département de médecine interne, Hôpital Saint-Éloi, 80, avenue Augustin-Fliche, 34295 Montpellier cedex 5, France 

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Résumé

Les progrès sanitaires historiques observés depuis le début du xxe siècle, au-delà de leurs déterminants économiques, éducatifs et environnementaux, ont bénéficié d'une mutation scientifique de la médecine qui a été délibérément impulsée aux États-Unis dès 1911 avant d'être implantée en France au début des années 1950. Associant étroitement les soins, l'enseignement et la recherche, elle a massivement exploité tout au long de la deuxième partie du xxe siècle l'accumulation des connaissances biologiques, les perfectionnements de l'instrumentation, la multiplication des outils thérapeutiques et a su intégrer aux prises de décision des praticiens la culture des essais cliniques. La biomédecine, définie comme une fusion entre le lit du malade et le laboratoire, s'est ainsi irréversiblement installée dans le paysage sanitaire occidental. Cependant, depuis les années 1980, elle juxtapose de manière inquiétante dans sa mise en application quotidienne des performances incontestables et de redoutables effets pervers : coûteuse et donc inégalitaire, critiquée pour son manque d'indépendance vis-à-vis des pressions financières, moins convaincante dans le domaine des affections chroniques qu'elle ne l'a été face aux pathologies aiguës et aux infections, elle a excessivement cloisonné l'exercice médical et éloigne un peu plus chaque jour les praticiens de leurs missions relationnelles au détriment même de son efficacité. Encouragée par de multiples pressions sociales, juridiques et financières, une protocolisation désincarnée des soins tend à se substituer au cadre déontologique fondateur de la profession médicale, transformant les médecins en des ingénieurs de santé déresponsabilisés. De multiples arguments permettent d'attribuer la majorité de ces dérives à un désintérêt croissant des biomédecins pour la pratique clinique. D'ores et déjà disponibles, les leviers d'une réhabilitation de la clinique devront être rapidement actionnés pour permettre à la médecine scientifique de conserver sa place comme élément moteur du progrès sanitaire, tout en réaffirmant la compatibilité entre biomédecine et humanisme.

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Mots-clés : Progrès médical, Biomédecine, Médecine clinique, Éthique médicale, Santé publique, Médecine fondée sur les faits probants


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