La proteine C reactive (CRP) et le ratio neutrophile sur lymphocytes (NLR) avant la réalisation du deuxième temps dans la chirurgie de révision en deux temps pour prothèse infectée sont-ils des marqueurs prédictifs de la guérison de l’infection - 23/11/17
, Martin Ecki, Maïte Van Cauter, Hector Rodriguez-Villalobos, Jean-Cyr Yombi| pagine | 2 |
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Riassunto |
Introduction |
Le traitement des infections de prothèses implique régulièrement une stratégie en 2 temps chirurgicaux. Le deuxième temps est réalisé généralement lorsque le chirurgien estime, sur base du délai de traitement, des données cliniques et biologiques, que l’infection est maîtrisée. Nous nous posons la question de savoir si la normalisation des valeurs de la CRP et du NLR pourraient constituer des indicateurs du contrôle de l’infection.
Matériel et méthodes |
L’étude est une observation analytique, transversale rétrospective et monocentrique. Les valeurs de CRP et de NLR ont été collectées avant le deuxième temps sur un échantillon de 100 patients ayant subi une révision en deux temps de leur prothèse de hanche ou de genou à la suite d’une infection d’implant articulaire et corrélées à l’absence de récidive infectieuse dans les deux ans qui ont suivi l’arrêt de l’antibiothérapie. L’analyse statistique consiste en un test de validité diagnostique de chaque marqueur, d’abord pris individuellement puis en combinaison.
Résultats |
La CRP présente une sensibilité de 68 %, une spécificité de 40 %, une valeur prédictive positive (VPP) de 27 % et une valeur prédictive négative (VPN) de 79 %. La courbe ROC est de 51,1 %. Le NLR présente une sensibilité de 12 %, une spécificité de 89 %, une VPP de 27 % et une VPN de 75 %. La courbe ROC est de 47,9 %. La combinaison des deux marqueurs ne modifie pas fondamentalement les résultats statistiques avec une concordance des 2 marqueurs de seulement 43 %, une sensibilité de 27 %, une spécificité de 84 %, une VPP de 37 % et une VPN de 77 %.
Discussion |
La persistance d’une valeur élevée de CRP à distance du premier temps n’est indicative de la persistance d’une infection que chez 68 % des patients dont l’infection ne sera pas ultérieurement maîtrisée. La normalisation des deux paramètres associés sera observée chez 84 % des patients, dont l’infection sera définitivement contrôlée. La décision de la réalisation du deuxième temps reste dès lors largement dépendante de l’interprétation des signes cliniques et biologiques par le chirurgien et l’infectiologue. Il manque donc à l’heure actuelle un test absolu qui permettrait de prédire sans faille l’absence de contrôle d’une infection de prothèse avant ou au décours du deuxième temps chirurgical.
Conclusion |
La CRP et le NLR lors de la réalisation du second temps ne sont pas de bons marqueurs prédictifs du contrôle de l’infection.
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Vol 103 - N° 7S
P. S66-S67 - novembre 2017 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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