Dépendance sévère à la gamma-butyrolactone (GBL) : à propos d’un cas - 04/11/18
, Basile Chretien 1, Cynthia Lemoine 2, Marie Van Der Schuren 2, Nicolas Cabé 2, Reynald Le Boisselier 1| pagine | 2 |
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Riassunto |
Introduction |
La gamma-butyrolactone (GBL) est un solvant industriel se métabolisant en gammahydroxybutyrate (GHB) dans l’organisme. La GBL est de plus en plus utilisée, en particulier parmi les hommes ayant des rapports sexuels entre hommes (HSH), comme désinhibant [1]. Bien qu’objet de mesures restrictives en France en 2011 [2] il reste accessible. Nous présentons un cas de dépendance à la GBL, suivi en addictologie et notifié au CEIP-A de Caen, dont la prise en charge a été marquée par l’apparition ou l’aggravation d’un trouble de l’usage de benzodiazépines et d’alcool.
Méthodes |
Un cas typique d’usage de GBL compliqué d’une dépendance sévère, dans un contexte de SLAM est discuté d’après une revue de la littérature.
Résultats |
Un patient de 31 ans est hospitalisé aux urgences pour un malaise suite à une consommation de GBL et à un probable surdosage. Le premier contact avec la GBL avait eu lieu dans un contexte de SLAM, marqué par la prise de cocaïne et d’alcool lors de relations sexuelles en groupe, organisées en région parisienne. La consommation de GBL devient quotidienne au bout de deux semaines. Il entreprend un suivi addictologique cinq mois plus tard (consommation de 17mL/jour de GBL) entrecoupé de passages aux urgences pour des syndromes de sevrage sévères ou des intoxications massives avec coma justifiant d’hospitalisations en réanimation. Le sevrage nécessite du diazépam à doses très importantes (>150mg/24h), conformément aux rares éléments de la littérature. Une dépendance physique aux benzodiazépines s’installe avec majoration parallèle des consommations d’alcool (35UI/j) « compensant » selon lui l’absence de GBL. Le patient est finalement perdu de vue.
Discussion |
Le GHB/GBL, l’éthanol et les benzodiazépines sont agonistes du récepteur GABA [3]. Ce cas met en lumière le réel potentiel addictogène du GHB/GBL, cohérent avec une prévalence de près de 24 % de troubles de l’usage chez des utilisateurs parisiens [4]. La prise en charge est d’autant plus délicate qu’aucune recommandation de société savante n’est disponible. Le trouble de l’usage de GHB/GBL semble être un facteur de risque de développer une dépendance croisée aux benzodiazépines et/ou à l’alcool puisqu’effecteur du même récepteur.
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Vol 73 - N° 6
P. 591-592 - dicembre 2018 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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