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Complications cliniques liées à l’abus de prégabaline : données du Réseau français d’addictovigilance - 10/04/21

Doi : 10.1016/j.therap.2021.01.013 
Marine Tambon 1, Camille Ponté 1, , Joelle Micallef 2, Maryse Lapeyre-Mestre 1

et le Réseau Français d’Addictovigilance

1 Centre d’Evaluation et Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance, Centre Hospitalier Universitaire de Toulouse, 31000 Toulouse, France 
2 Centre d’Evaluation et Information sur la Pharmacodépendance-Addictovigilance PACA-Corse, Hôpital de la Timone, Marseille, France 

Auteur correspondant.

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Riassunto

Introduction

D’après les rapports périodiques d’addictovigilance de la prégabaline, son usage problématique s’intensifie en France depuis 2018. Ce travail décrit l’évolution de différents indicateurs d’abus et les complications cliniques liées à l’abus de prégabaline, d’après les données recueillies par le réseau français d’addictovigilance.

Méthodes

À partir des notifications spontanées (NotS) entre 2014-2019, quatre indicateurs d’abus ont été suivis : association avec d’autres substances psychoactives ou recherche d’effets non thérapeutiques, obtention illégale, prise en charge hospitalière et prise en charge en addictologie. Ces données ont été complétées avec celles des outils pharmacoépidémiologiques OPPIDUM (2014-2019) et DRAMES/DTA (2014-2018).

Résultats

Entre 2014 et 2019, on compte 235 NotS relatives à l’abus de prégabaline, dont 75 % en 2018 et 2019. Les sujets sont des hommes à 77 %, jeunes (médiane de 24 ans en 2019). On note une proportion importante de prises en charge hospitalières (41 % des NotS) et une augmentation des usages de prégabaline avec d’autres substances/non thérapeutiques (64 % en 2018 vs 74 % en 2019), de l’obtention illégale (31 % vs 45 %) et des prises en charges en addictologie (9 % vs 22 %). La prégabaline est la seule substance impliquée dans 26 %, à l’origine de troubles de la conscience (n=8), tachycardie (5), agitation/agressivité (4), convulsion chez un sujet non épileptique (1), ralentissement psychomoteur (2) et hypoglycémie (1). Un trouble d’usage de prégabaline est décrit dans 63 cas, dont 1 chez un sujet sans antécédent d’abus. Les données OPPIDUM 2019 montrent un niveau de consommation jamais atteint (×2,6 par rapport à 2018) et pour la première fois, la prégabaline apparait comme premier produit ayant entraîné une dépendance chez 2 sujets. Les données DRAMES/DTA montrent un pic de décès en 2018 avec 1 cas où elle est la seule substance responsable du décès.

Discussion

Les complications cliniques liées à l’abus de prégabaline sont désormais visibles en France sur plusieurs indicateurs sanitaires (prises en charge hospitalières, produit entraînant une dépendance, demande de soins spécialisés, décès). Des cas de dépendance chez des sujets sans antécédent d’abus sont retrouvés dans les outils du réseau (NotS et enquête OPPIDUM) et dans une étude de cohorte via l’Assurance maladie [1], témoignant de l’importance du repérage et suivi chez tous les sujets.

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Vol 76 - N° 2

P. 161-162 - marzo 2021 Ritorno al numero
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