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Utilisation des biothérapies dans le traitement des vascularites urticariennes - 20/11/21

Doi : 10.1016/j.fander.2021.09.529 
Lucas Maisonobe 1, , Anne-Sophie Korganow 2, Alban Deroux 3, Nicolas Dupin 4, Selim Aractingi 4, Giacomo Emmi 5, Frédéric Vandergheynst 6, Marc Fabre 7, Laurence Bouillet 3, Nicolas Kluger 8, Marielle Roux 7, Noémie Abisror 9, Audrey Benyamine 10, Giulia Cassone 11, François Chasset 12, Marie-Sylvie Doutre 13, Georgina Espigol-Frigolé 14, Aurélie Foucher 15, Caroline Freguin 16, Marie Geisler 17, Delphine Gobert 9, Yannick Gombeir 18, José Hernandez-Rodriguez 14, Noémie Le Gouellec 19, Anne-Lise Pinault 20, Dimitri Titeca-Beauport 21, Benjamin Terrier 1, Marie Jachiet 22
1 Médecine interne, CHU Cochin, Paris 
2 Immunologie Clinique, CHRU Strasbourg, Strasbourg 
3 Médecine interne, CHU Grenoble-Alpes, Grenoble 
4 Dermatologie, CHU Cochin, Paris, France 
5 Immunologie Clinique, Université de Florence, Florence, Italie 
6 Médecine interne, Université Libre de Bruxelles, Bruxelles, Belgique 
7 Médecine interne, CH Pierre Oudot, Bourgoin-Jallieu, France 
8 Dermatologie, CHU Helsikini, Helsinki, Finlande 
9 Médecine interne, CHU Saint-Antoine, Paris 
10 Médecine interne, Hôpital Nord, Marseille, France 
11 Médecine interne, Université de Modène, Modène, Italie 
12 Dermatologie, CHU Tenon, Paris 
13 Dermatologie, CHU Bordeaux, Bordeaux, France 
14 Maladies Autoimmunes, CHU de Barcelone, Barcelone, Espagne 
15 Médecine interne, CHU Réunion, Saint-Pierre de la Réunion 
16 Néphrologie, CH Saint-Brieux, Saint-Brieux 
17 Médecine interne, GH Uneos, Metz, France 
18 Médecine interne, CH Epicura, Bruxelles, Belgique 
19 Médecine interne, CH Valenciennes, Valenciennes 
20 Dermatologie, CH Emile Durkheim, Épinal 
21 Néphrologie, CHU Amiens Picardie, Amiens 
22 Dermatologie, CHU Saint-Louis, Paris, France 

Auteur correspondant.

Riassunto

Introduction

Les vascularites urticariennes (VU) sont des maladies caractérisées par des lésions urticariennes atypiques et une vascularite leucocytoclasique, parfois associées à des symptômes extra-cutanés. Le traitement fait appel de manière croissante à la colchicine, l’hydroxychloroquine ou la disulone, à la corticothérapie puis aux immunosuppresseurs conventionnels. Dans les formes réfractaires ou cortico-dépendantes, l’utilisation des biothérapies a été décrite comme potentiellement efficace. L’objectif de cette étude est de décrire les patients avec VU traités par biothérapies, ainsi que leur efficacité et leur tolérance.

Matériel et méthodes

Nous avons mené une étude multicentrique européenne rétrospective incluant les patients atteints de VU, hypocomplémentémique ou non, et ayant reçu une ou plusieurs lignes de biothérapies par anti-CD20, anti-IgE ou anti-IL-1. Nous avons comparé les caractéristiques cliniques, biologiques, l’efficacité du traitement.

Résultats

Trente-six patients (femmes 58 %, âge moyen au diagnostic 45,5 ans) ont été inclus, dont 21 (58 %) patients avec VU hypocomplémentémiques. Les signes cutanés étaient associés à des symptômes articulaires dans 27 cas (75 %), des signes généraux dans 19 (53 %), des signes ophtalmologiques dans 9 (25 %), et des signes rénaux et pulmonaires dans 5 et 4 cas, respectivement. Après un suivi médian de 7 ans (IQR 3–9), 45 lignes de biothérapies ont été utilisées, avec suivi médian sous biothérapie de 23 mois (IQR 12–42). Ces biothérapies étaient : anti-CD20 dans 21 cas, anti-IL-1 dans 14 et anti-IgE dans 10. Les biothérapies étaient utilisées en moyenne après 4 lignes de traitements conventionnels, et dans 61 % en association à d’autres traitements. La réponse extra-cutanée était similaire à la réponse cutanée dans 83 %. Une corticothérapie était associée dans 32 cas (71 %), à une dose médiane de 17,5mg/j (IQR 10–40). Une réponse cutanée complète était obtenue dans 18 cas (41 %), une amélioration >50 % dans 15 (34 %), et un échec était noté dans 12 (27 %). On notait un sevrage des corticoïdes dans 41 % et une diminution de la corticothérapie<10mg/j dans 18 %. Sept patients (16 %) ont présenté des effets secondaires graves (6 sous anti-CD20, 1 sous anti-IL-1), principalement infectieux. Il n’existait pas de différence significative entre les biothérapies concernant la présentation clinique et biologique, la réponse et la tolérance du traitement. Néanmoins, on notait un seul cas (7 %) réfractaire aux anti-IL-1, comparativement à 7 (33 %) avec les anti-CD20 et 4 (40 %) avec les anti-IgE.

Discussion

Les biothérapies représentent une option thérapeutique au cours des VU réfractaires aux traitements conventionnels. Des études complémentaires prospectives seraient intéressantes pour mieux différencier les profils de réponse et de tolérance à mettre en balance avec les modalités d’administration et le coût de ces traitements.

Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.

Mots clés : Anti-CD20, Anti-IgE, Anti-IL1, Biothérapies, Vascularites urticariennes


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Vol 1 - N° 8S1

P. A110 - dicembre 2021 Ritorno al numero
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  • Les lésions cutanées sweetoïdes du syndrome VEXAS sont dues à une infiltration myéloïde de cellules clonales mutées UBA1
  • Eve Zakine, Bérénice Schell, Maxime Battistella, Marie-Dominique Vignon-Pennamen, François Chasset, Thibault Mahévas, Florence Cordoliani, Lionel Adès, Martine Bagot, Clémence Lepelletier, Charles Cassius, Marie Sébert, Adèle De Masson, Jérémie Delaleu, Marie Jachiet, Edouard Begon, Thorsten Braun, Clémentine Chauvel, Emmanuelle Clappier, Bedis Dhouaieb, Pierre Fenaux, Rathana Kim, Pierre Lemaire, Arsène Mekinian, Laurie Rousset, Sophie Georgin-Lavialle, Jean-David Bouaziz
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  • Intérêt du ciblage du clone plasmocytaire dans les vascularites à IgA associées à une gammapathie monoclonale IgA
  • Thibault Mahévas, Bertrand Arnulf, Benjamin Terrier, Saskia Oro, Fabien Le Bras, Noémie Abisror, Arsène Mékinian, François Chasset, Martine Bagot, Marie Jachiet, Jean-David Bouaziz, GEDIM (Groupe d’étude des dermatoses associées à une Immunoglobuline monoclonale), EMSED (Étude des maladies systémiques en dermatologie)

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