Conduite à tenir devant un ptosis - 29/01/22
Management of ptosis
Résumé |
Le ptosis correspond à une chute de la paupière supérieure. Il est souvent à l’origine d’une gêne fonctionnelle, voire esthétique. Souvent bénin, le ptosis peut parfois représenter le premier symptôme d’une pathologie engageant le pronostic vital du patient (dissection carotidienne, anévrisme carotidien, myasthénie généralisée). Seul un examen clinique rigoureux et systématique permettra de distinguer les « ptosis bénins » des « ptosis urgences ». L’interrogatoire recherchera une variabilité du ptosis dans la journée, en faveur d’une myasthénie oculaire. L’étude du jeu pupillaire recherchera un myosis en faveur d’un syndrome de Claude Bernard–Horner (secondaire à une dissection carotidienne interne jusqu’à preuve du contraire) ou une mydriase devant faire évoquer un anévrisme intracrânien. Une fois les urgences éliminées, l’examen clinique évaluera, en priorité, la force du muscle releveur de la paupière supérieure (permet de donner une orientation étiologique) et la présence du signe de Charles Bell (prédictif du risque de souffrance cornéenne postopératoire). L’importance du ptosis ne conditionne en rien son étiologie. Au terme de l’examen clinique, le praticien doit pouvoir classer le ptosis en pseudoptosis, ptosis aponévrotique, ptosis neurogénique, ptosis myogénique ou ptosis jonctionnel (myasthénique). En dehors des « ptosis urgences », dont le traitement est pluridisciplinaire et médical, le traitement d’un ptosis est, avant tout, chirurgical. La technique employée dépend de l’étiologie sous-jacente, de la force du muscle releveur et du test à la néosynéphrine.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Summary |
Ptosis is defined as a drooping of the upper eyelid. It often results in functional and/or aesthetic impairment. Although often benign, ptosis may be the first symptom of a life-threatening condition (carotid dissection, intracranial aneurism, generalized myasthenia). Only a rigorous, systematic and clinical examination will allow the physician to distinguish “benign ptosis” from “urgent ptosis”. The history should attempt to detect a daily variation in the ptosis, suggesting myasthenia gravis. Pupillary examination should rule out myosis, which would suggest Claude Bernard–Horner's syndrome (secondary to an internal carotid dissection until proven otherwise), or mydriasis, suggesting an intracranial aneurism. Once an emergency has been ruled out, the clinical examination should assess the levator muscle strength (helpful for determining the underlying etiology) and the Bell's phenomenon (the lack of which is predictive of postoperative corneal exposure). The amount of ptosis is not related to its etiology. At the conclusion of the examination, the physician must be able to classify the ptosis as either pseudoptosis, aponeurotic ptosis, neurogenic ptosis, myogenic ptosis, or junctional ptosis (myasthenia). Except for “urgent ptosis”, requiring multidisciplinary medical treatment, surgery is the mainstay of treatment. The surgical technique is based on the etiology of the ptosis, the strength of the levator muscle and the phenylephrine test.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Ptosis, Force du muscle releveur, Pupille, Charles Bell, Test à la neosynephrine, Myasthénie
Keywords : Ptosis, Levator muscle strength, Pupil, Bell's phenomenon, Phenylephrine test, Myasthenia
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Vol 45 - N° 2
P. 233-246 - febbraio 2022 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.

