Virus de la rage - 04/03/24
: Docteur d'Université, pharmacien, responsable adjoint du Centre national de référence de la rage, responsable adjoint de la Cellule d'intervention biologique d'urgence, P. Parize a : Médecin, responsable adjoint du Centre national de référence de la rage, H. Bourhy a : Docteur vétérinaire, Docteur d'université, responsable du Centre national de référence de la rage et directeur d'unitéRésumé |
Le virus de la rage appartient au genre Lyssavirus et à la famille des Rhabdoviridae. L'infection par ce virus neurotrope provoque une encéphalomyélite mortelle chez les mammifères. La transmission de cette zoonose à l'homme est accidentelle mais l'issue reste fatale une fois la maladie déclarée. Cette évolution vers une encéphalite mortelle est évitable avant l'apparition des symptômes par une prophylaxie entreprise sans délai après la contamination supposée, reposant sur un protocole tendant à être simplifié et alliant vaccination et éventuellement sérothérapie. Le diagnostic biologique de la rage est du ressort exclusif de centres de référence. Une fois la maladie déclarée, le diagnostic ante-mortem peut être réalisé chez l'homme par la détection des acides ribonucléiques viraux dans la peau et dans certains fluides biologiques. En post-mortem, il repose chez l'homme et l'animal sur l'analyse des tissus cérébraux et la détection des acides ribonucléiques viraux, des antigènes rabiques et/ou du virus après isolement viral. Bien que la France métropolitaine soit considérée comme exempte de rage des carnivores depuis 2001, le risque d'infection persiste toujours chez l'animal, via les importations illégales d'animaux (principalement de compagnie) contaminés dans des zones d'enzootie rabique, notamment au Maghreb. En parallèle, l'existence de cycles épidémiologiques particuliers de lyssavirus chez les chauves-souris représente également un risque en santé publique, avec de rares cas de franchissement de la barrière d'espèce vers l'homme ou d'autres mammifères. Enfin, ce risque rabique se pose aussi chez les voyageurs ayant été exposés dans des pays endémiques. Cependant, il existe des services de « conseils aux voyageurs » et des recommandations officielles précises, en particulier concernant la vaccination des personnes et des animaux ainsi que la prévention de la contamination humaine par un comportement adéquat vis-à-vis d'animaux potentiellement infectés et excréteurs, qui doivent être respectées.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots-clés : Lyssavirus, Virus de la rage, Encéphalite, Zoonose, Vaccination, Immunoglobulines, Neurotropisme, Chien
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