Évaluation multimodale du sommeil d’une équipe de rugby professionnelle et interventions - 28/02/25
, Arnaud Boutin 2, 3, Benoit Pairot De Fontenay 1, Joffrey Cohn 4, Valentin Michel 4, Emeric Stauffer 1, 5, Ursula Debarnot 1, 6Riassunto |
Objectif |
Le sommeil est fondamental pour les sportifs, en santé et blessés, pour optimiser leurs performances et leur récupération mentale et physique. Bien qu’il leur soit recommandé de dormir au moins 8h par nuit, la majorité d’entre eux ont une quantité de sommeil inférieure à ce seuil et des nuits fragmentées. De récentes méthodes interventionnelles, via l’éducation et l’utilisation de stratégies de relaxation, semble montrer des effets positifs sur leur sommeil. Toutefois, le sommeil nécessite d’être évalué de manière multimodale, objectivement et subjectivement, pour proposer une intervention adaptée. L’objectif de cette étude était (i) d’évaluer le sommeil d’une équipe professionnelle de rugby et (ii) d’évaluer les effets, à court et long termes, d’une intervention théorique et pratique sur le sommeil.
Méthodes |
Durant deux semaines, 36 rugbymen professionnels ont été évalué objectivement (actimètre) et subjectivement (questionnaires quotidiens de Hooper) (Fig. 1). Durant la première semaine (EVAL), les rugbymen devaient conserver leurs habitudes quotidiennes. Puis, deux experts du sommeil ont présenté les résultats de l’EVAL à l’équipe, réalisé une session d’éducation au sommeil (30min) adaptée à leur qualité de sommeil et fait pratiquer des stratégies de relaxation (15min). Les athlètes ont été de nouveau évalués durant une semaine (Post-INTER).
Résultats |
En EVAL, 34 des 36 joueurs dormaient moins de 8h par nuit. De manière multimodale, 61,1 % des joueurs ont été considérés comme mauvais dormeurs. En Post-INTER, la qualité subjective du sommeil s’est améliorée (p=0,001, η2=0,22), et les joueurs se sont couchés plus tôt (23:43±00:45 vs 23:28±00:42 ; p=0,01, η2=0,15). Ces effets bénéfiques ont été particulièrement observés chez les mauvais dormeurs, dont la quantité de sommeil a augmenté (+20min ; p=0,004, η2=0,28).
Conclusion |
En congruence avec les récentes études, les rugbymen ont un sommeil insuffisant en qualité et en quantité. Une session d’éducation au sommeil et la pratique de stratégies de relaxation ont contribué aux améliorations du sommeil à court et long termes, particulièrement chez les mauvais dormeurs. Cette étude offre une méthode multimodale et réalisable sur le terrain pour évaluer et améliorer le sommeil en fournissant une éducation adaptée.
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Vol 22 - N° 1
P. 70-71 - marzo 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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