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Imprégnation par les composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS) chez les adultes en France métropolitaine : analyse d’une biobanque nationale (2025) - 26/10/25

Doi : 10.1016/j.toxac.2025.09.068 
J. Rochat 1, , P. Marini 1, N. Voirin 2
1 Business Unit Chimie Analytique, Eurofins Biomnis, Lyon, France 
2 Consultant indépendant en épidémiologie et biostatistique, Lyon, France 

Auteur correspondant.

Riassunto

Objectif

Les composés per- et polyfluoroalkylés (PFAS) sont des perturbateurs endocriniens, pouvant présenter des propriétés carcinogènes [1]. Leurs effets sur la santé, associés à leur persistance, ainsi que leur omniprésence dans des objets de consommation courante, en font un sujet de préoccupation scientifique et sanitaire. En l’absence de valeurs toxicologiques de référence (VTR), disposer de données d’imprégnation récentes et représentatives est indispensable, à la fois pour interpréter les dosages individuels et pour orienter les priorités de santé publique. Ce travail présente la première mise à jour nationale des concentrations sanguines de 30 PFAS chez l’adulte depuis l’étude Esteban, menée entre 2014 et 2016 par Santé publique France [2].

Méthode

Les données démographiques INSEE 2024 ont été utilisées pour sélectionner aléatoirement, selon un plan de stratification sexe-âge-région, 918 sérums adultes issus de la biobanque anonymisée Eurofins Biomnis Sample Library, prélevés entre mars et juillet 2025 dans le cadre de la biologie de routine (non-opposition des patients concernés). Ces échantillons ont été analysés par spectrométrie de masse en tandem couplée à de la chromatographie liquide (LC-MSMS) sur le Xevo™ TQ Absolute de Waters, après une étape d’extraction solide liquide (SLE). Le panel étudié comprend 30 PFAS fréquemment dosés et retrouvés en matrice humaine ou dans l’environnement, certains avec leur forme linéaire et ramifiée. Un étalonnage externe en 7 points, un blanc et 3 niveaux de contrôles internes de qualité sont analysés avec chaque série de 82 échantillons. Les limites de quantification (LOQ) sont comprises entre 0,1 et 0,2μg/L. Le paramètre principal de l’étude est la somme de 7 PFAS (PFOA, PFOS, PFNA, PFDA, PFUnDA, PFHxS, NMeFOSAA) car c’est le critère utilisé par les Académies nationales des sciences, d’ingénierie et de médecine (NASEM) pour présenter ses recommandations sur l’exposition aux PFAS et les seuils d’interprétation de celle-ci, basé sur les résultats de l’étude américaine NHANES [3].

Résultats

Au total, 918 sérums d’adultes ont été analysés (467 femmes et 451 hommes), répartis dans 3 catégories d’âge, allant de 20 à 74 ans, et dans les 12 régions de France métropolitaine. La médiane de la somme des 7 PFAS était de 5,58μg/L, avec un minimum non quantifiable et un maximum de 99,74μg/L. Parmi ces 7 PFAS, 6 étaient quantifiables pour plus de 50 % des sérums, 4 chez plus de 95 %. À l’inverse, 17 des 30 PFAS du panel n’ont été quantifiés que pour moins de 1 % des échantillons. Les résultats de l’étude NHANES montraient que 9 % de leur cohorte présentaient un résultat de la somme des 7 PFAS supérieur à 20μg/L, contre 4,0 % pour les sérums de cette étude. Pour les 17 PFAS dosés en commun avec l’étude Esteban, les médianes et 95e percentiles sont comparables. Des différences de pourcentage d’échantillons quantifiables peuvent être observées, et s’expliquent par des différences de LOQ entre l’étude Esteban et ce travail, de l’ordre de 0,1μg/L au maximum.

Conclusion

Si les résultats confirment une présence de PFAS dans cette cohorte, et donc dans la population française, ils montrent qu’en dehors des 7 PFAS majeurs, la plupart ne sont que très peu détectés. Si ces nouvelles données actualisent les connaissances sur l’imprégnation de la population française en PFAS, elle ne permet pas d’inférer un impact sanitaire précis.

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