Validation externe et indépendante des nomogrammes MSKCC et Briganti-2019 pour prédire l’extension locorégionale du cancer de la prostate avant prostatectomie totale - 01/11/25
, Y. Allory 2, A. Colau 3, F. Taha 4, S. Larré 4, F. Desgrandchamps 1, P. Mongiat-Artus 1, F. Orlhac 5, A. Masson-Lecomte 1Riassunto |
Introduction |
Les nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 sont largement utilisés en pratique clinique pour prédire le risque d’extension locorégionale du cancer de la prostate (CaP) et guider le geste de prostatectomie totale (PT), notamment de curage. Toutefois, leurs performances peuvent varier considérablement d’une population à une autre. L’objectif de cette étude est d’évaluer ces outils en vie réelle.
Méthodes |
Nous avons analysé rétrospectivement les données de 381 patients traités par PT robot-assistée pour un CaP non métastatique dans deux centres français. Pour chaque patient, les probabilités d’envahissement locorégional ont été estimées à l’aide des coefficients des algorithmes MSKCC et Briganti-2019 (Figure 1) pour trois critères : (i) extension extra-capsulaire (EEC), (ii) envahissement des vésicules séminales (EVS), (iii) atteinte ganglionnaire (pN+). Les performances ont été évaluées par l’aire sous la courbe ROC (AUC) et les intervalles de confiance à 95 % (IC 95 %) par bootstrapping.
Résultats |
Les caractéristiques des patients sont présentées dans la Figure 2. Au total, 149 patients (39 %) étaient classés pT3a, 47 (12 %) pT3b et 54 (14 %) pN+. Concernant le nomogramme du MSKCC, l’AUC était respectivement de 0,62 (IC 95 % 0,56–0,68), 0,74 (IC 95 % 0,66–0,82) et 0,65 (IC 95 % 0,56–0,73) pour le risque d’EEC, d’EVS et de pN+. Avec le nomogramme de Briganti-2019, l’AUC associée au risque d’ECE était de 0,61 (IC 95 % 0,55–0,66), de 0,72 (IC 95 % 0,64–0,80) pour l’EVS, et de 0,67 (IC 95 % 0,59–0,75) pour le pN+. Les performances des deux modèles étaient inférieures à celles rapportées dans les études de validation initiales (AUC comprises entre 0,70 et 0,81 pour le nomogramme du MSKCC, et entre 0,69 et 0,79 pour celui de Briganti-2019). Seule la prédiction de l’envahissement des vésicules séminales conservait une discrimination similaire (Figure 3). Utiliser le seuil de 7 % proposé par Briganti et al. pour guider le geste de curage aurait permis d’éviter 253 (66 %) curages au risque d’ignorer 25 (46 %) pN+.
Conclusion |
Les performances des nomogrammes du MSKCC et de Briganti-2019 varient significativement selon les cohortes. Nos résultats soulignent la nécessité de valider localement ces outils avant leur intégration dans la prise de décision clinique, et la décision de réaliser un curage ganglionnaire devrait être discutée au cas par cas. Nos résultats appellent à développer des modèles plus performants.
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Vol 35 - N° 7S
P. S13-S14 - novembre 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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