Prédiction du risque de progression post-opératoire du Carcinome à cellules rénales claires par signature radiomique (UroCCR n°237–RADIOMIC-CCR) - 01/11/25
, F. Rubat Baleuri 2, A. Peyrottes 3, J.Y. Cambier 4, M. Jaffredo 1, S. Ricard 1, P. Beunon 5, E. Jambon 6, G. Margue 1, J.C. Bernhard 7Riassunto |
Introduction |
L’incidence du carcinome à cellules rénales claires (ccRCC) augmente avec l’usage croissant de l’imagerie. Plusieurs scores de prédiction de la récidive (UISS, SSIGN, Uropredict 2) existent, mais leurs performances restent hétérogènes et dépendent de nombreuses variables cliniques et pathologiques. La radiomique, fondée sur l’analyse par IA des descripteurs invisibles à l’œil nu, a montré un intérêt pour évaluer l’agressivité du ccRCC. L’initiative IBSI (2020) a permis de standardiser ces analyses, ouvrant la voie à une meilleure reproductibilité. À partir de scanners préopératoires, nous avons extrait des paramètres radiomiques conformément aux recommandations IBSI et développé un score (RadioCCR) prédictif de la progression métastatique à 2 ans après néphrectomie robotique.
Méthodes |
Cette étude rétrospective monocentrique a inclus des patients de la base UroCCR opérés d’un ccRCC cliniquement localisé entre 2013–2024. La population a été divisée aléatoirement en cohortes d’apprentissage et de validation (70/30 %). Les caractéristiques radiomiques, extraites des scanners injectés au temps portal, ont été sélectionnées par régression LASSO pour construire le score RadioCCR. Les variables nécessaires aux scores UISS, SSIGN et UroPredict 2 ont été collectées. Les performances (AUC) des scores seuls ou combinés à RadioCCR, ont été comparées par analyse ROC et test de DeLong.
Résultats |
Un total de 232 patients ont été analysés (Figure 1). Les deux cohortes étaient comparables en termes d’âge (médiane : 61 ans, IQR 51–68) et de taille tumorale (médiane : 4,1cm, IQR 3,2–5,5). La majorité des patients avaient un stade cT1 (85 %) et ont bénéficié d’une néphrectomie partielle (93,5 %). Le taux de progression métastatique à 2 ans était de 4 % (pLog-rank=0,90). Le score RadioCCR, basé sur 7 caractéristiques radiomiques (intensité, histogramme, morphologie, texture GLSZM/GLRLM/NGTDM), présentait une AUC de 0,92 (IC95 % :0,85–1) en apprentissage et de 0,93 (IC95 % :0,87–1) en validation. La combinaison UISS+RadioCCR avait une performance prédictive statistiquement supérieure à celle de l’UISS seul sur les cohortes d’apprentissage (AUC=0,93 (IC95 % :0,86–1,00) vs 0,66 (IC95 % :0,62–0,71) et de validation (0,95 (IC95 % :0,90–1,00) vs AUC=0,67 (IC95 % :0,61–0,73), p<0,001. L’ajout de RadioCCR n’apportait pas d’amélioration significative aux performances prédictives du SSIGN ou d’UroPredict 2 seuls (Figure 2, Figure 3).
Conclusion |
La signature radiomique standardisée, RadioCCR, présente des performances prédictives élevées du risque de progression métastatique du ccRCC 2 ans après néphrectomie. Une validation externe est en cours.
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Vol 35 - N° 7S
P. S133-S134 - novembre 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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