Facteurs de risque de complications urinaires majeures après transplantation rénale et pronostic, une étude rétrospective multicentrique française - 01/11/25
Riassunto |
Introduction |
La transplantation rénale (TR) est le traitement de référence de l’insuffisance rénale terminale, améliorant la survie et la qualité de vie des patients tout en réduisant les coûts de santé. Néanmoins, elle peut être grevée de complications urologiques majeures (CUM), notamment les fistules urinaires et les sténoses urétérales, susceptibles d’altérer la fonction du greffon et la survie du receveur. L’objectif de cette étude est d’identifier les facteurs de risque associés à ces CUM et d’évaluer leur impact sur la survie du greffon et des patients.
Méthodes |
Cette étude rétrospective multicentrique a été conduite sur 2972 TR réalisées entre 2011 et 2022 dans treize centres hospitaliers universitaires français. Les données cliniques, chirurgicales et biologiques ont été extraites des dossiers médicaux informatisés. Les variables analysées comprenaient les caractéristiques des donneurs, des receveurs, les modalités de prélèvement et les données per- et postopératoires. Les patients ont été répartis en deux groupes selon la survenue ou non d’une CUM. Une analyse de survie a été réalisée pour les greffons (censurée par le décès) et pour les patients.
Résultats |
Parmi les 2972 TR analysées, une CUM survenait dans 6,6 % des cas, incluant 42,6 % de fistules urinaires et 56,4 % de sténoses urétérales. Les greffons du groupe CUM provenaient de donneurs plus âgés et plus souvent hypertendus. Les receveurs étaient également plus âgés, avec un IMC plus élevé, davantage de diabète, d’antécédents de chirurgie abdominale, de calcifications vasculaires, et une consommation accrue d’antiagrégants. Les prélèvements multi-organes incluant le foie étaient plus fréquents dans ce groupe. La durée chirurgicale de greffe rénale était également prolongée. La survie du greffon et la survie globale des patients étaient significativement diminuées dans le groupe CUM à un an et à la fin de suivi.
Conclusion |
Cette étude met en évidence plusieurs facteurs de risque cliniques, chirurgicaux et donneur-dépendants associés aux CUM après TR. Ces événements indésirables sont associés à une altération significative de la survie du greffon et des receveurs. Leur prise en compte dans les stratégies d’allocation et le suivi postopératoire pourrait contribuer à améliorer les résultats à long terme de la transplantation rénale (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
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Vol 35 - N° 7S
P. S19-S20 - novembre 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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