Évolution du traitement chirurgical de l’incontinence urinaire féminine au cours des 10 dernières années - 01/11/25
, C. Thuillier 2, F. Meyer 3, C. Brandon 4, S. Campagne-Loiseau 5, P.O. Bosset 6, V. Cardot 7, L. Donon 8, L. Even 9, F. Girard 10, R. Haddad 11, F. Herve 12, S. Hurel 13, J. Klap 14, C. Plassais 15, T. Thubert 16, A. Vidart 17, J.N. Cornu 18, B. Peyronnet 1Riassunto |
Introduction |
Au cours des dix dernières années, la crise du COVID, les controverses, puis la régulation concernant l’utilisation des bandelettes sous-urétrales en polypropylène ont probablement modifié les pratiques chirurgicales dans le traitement de l’incontinence urinaire d’effort (IUE) féminine. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’évolution des différentes techniques de traitement de l’IUE féminine au cours des 10 dernières années.
Méthodes |
Les données nationales d’activité ont été extraites de la base PMSI via l’outil en ligne Open CCAM. L’analyse porte sur les actes codés entre 2015 et 2024 selon les codes CCAM suivants : TOT (JDDB005), TVT (JDDB007), Burch (JDDA002 et JDDC002), bandelette aponévrotique (JDDA004), agents comblant (JELE001), sphincter urinaire artificiel (JELA001). Les ballonnets n’ont pas été inclus en raison de l’absence de code spécifique.
Résultats |
Entre 2015 et 2024, l’utilisation des TOT a chuté de 69 %, passant de 25 225 à 7887 actes. Les TVT se sont stabilisées autour de 6800 actes annuels après une baisse au moment du COVID. L’utilisation du Burch a été divisée par trois, avec un glissement vers l’approche laparoscopique. Le nombre de bandelettes aponévrotiques a doublé mais reste faible (89 actes en 2024). Les agents comblant ont connu une progression exponentielle, multipliés par 9 sur la période (226 à 2123). L’utilisation du sphincter urinaire artificiel reste stable. La durée moyenne de séjour (DMS) a diminué pour l’ensemble des techniques, notamment pour les bandelettes sous-urétrales (TOT : 1,6 à 0,6jour ; TVT : 1,8 à 0,5jour).
Conclusion |
Au cours des dix dernières années les pratiques ont profondément évolué : recul des TOT, essor des agents comblant, stabilisation des TVT, et diversification des alternatives. La chirurgie de l’IUE féminine tend vers des séjours plus courts, une diversification des options et probablement une adaptation accrue aux profils des patientes et à leur souhait (Figure 1, Figure 2, Figure 3).
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Vol 35 - N° 7S
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