Devrait-on inclure l’intelligence artificielle dans nos RCP ? Étude rétrospective comparative au sein d’un staff d’onco-urologie - 01/11/25
, T. Zariouh, A. El Attar, A. Chatar, M.A. Lakmichi, Z. Dahami, I. SarfRiassunto |
Introduction |
Les réunions de concertation pluridisciplinaires (RCP) constituent un pilier incontournable dans la prise en charge onco-urologique. L’accessibilité actuelle de l’intelligence artificielle (IA) ouvre de nouvelles perspectives dans le soutien à la décision thérapeutique. L’objectif de cette étude est de comparer les propositions formulées par une IA à celles retenues lors des RCP d’onco-urologie, afin d’évaluer la valeur ajoutée potentielle de l’intelligence artificielle, tout en identifiant ses limites.
Méthodes |
Les cas onco-urologiques discutés entre septembre et décembre 2024 en RCP, ont été soumis à la plateforme d’intelligence artificielle ChatGPT 4.5. Un prompt destiné à l’IA a été codé et corrigé manuellement. Pour chaque cas, une conduite à tenir a été générée par l’IA, puis comparée à la décision retenue en RCP, ainsi qu’aux recommandations de l’AFU. Trois items ont été analysés : concordance IA/RCP (totale, partielle, discordante), conformité aux recommandations (lecture manuelle), et complexité perçue par l’IA (échelle subjective 1 à 3). Les analyses statistiques descriptives, de concordance et de corrélation ont été évaluées à l’aide du logiciel SPSS 27.0.
Résultats |
Un total de 52 cas discutés ont été soumis à l’IA. Une concordance totale IA/RCP a été observée dans 34 cas (65,4 %), partielle dans 13 cas (25 %), et une discordance dans 5 cas (9,6 %). L’analyse des décisions a révélé une conformité aux recommandations AFU dans 91 % des cas pour l’IA (47/52) et 96 % pour les RCP (50/52). La répartition de la complexité perçue par l’IA était la suivante : 1 (22 cas), 2 (18 cas), 3 (12 cas). Une corrélation significative a été retrouvée entre cette dernière et le taux de discordance IA/RCP (p=0,03). Le coefficient de Kappa de Cohen était de 0,54, traduisant une concordance modérée entre IA et RCP, variant selon le type de cancer : bonne pour les cancers de la vessie (κ=0,54), plus faible pour la prostate (κ=0,37) et les voies excrétrices (κ=0,33).
Conclusion |
Même si elle ne remplace pas à l’heure actuelle le praticien clinicien, l’IA semble capable de formuler des propositions thérapeutiques pertinentes et souvent conformes aux recommandations en onco-urologie. Des études prospectives standardisées et multiparamétriques, sont impératives afin de mieux apprécier son rôle émergent (Figure 1).
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Vol 35 - N° 7S
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