Arrêt de préparation des chimiothérapies anticancéreuses : quelles modalités de prise en charge pour assurer un management de crise éclairé - 07/12/25
, A. Ratnasingam, J. Bissonnier, S. Vincent, S. DrouardRiassunto |
Contexte |
Notre Unité de Reconstitution des Anticancéreux (URA) fonctionne en flux tendu avec en moyenne 80 poches produites par jour. Tout incident peut entraîner des retards ou interruptions dans notre chaîne de production avec un impact immédiat sur nos patients.
Objectifs |
Les objectifs sont d’évaluer les risques d’arrêt et l’impact sur notre production, en tenant compte de la durée des périodes d’arrêt et de l’impact sur nos patients et équipes, et d’élaborer des conduites à tenir (CAT) en cas de perturbations imprévues pour assurer la continuité de la prise en charge thérapeutique des patients.
Matériels et méthodes |
Identification, via la cartographie des risques, des étapes de production susceptibles de générer des pannes pouvant perturber le cycle de production. Identification des défaillances liées à des équipements, procédures et ressources humaines. Retour d’expérience des acteurs de notre URA, en privilégiant les pannes ayant entraînées des retards de plus d’une heure. Identification des causes des pannes, leur durée probable et les CAT à réaliser.
Résultats |
Parmi les 14 étapes, identifiées par notre cartographie des risques, 5 étapes peuvent générer un retard de production entre une à trois heures dû à un dysfonctionnement du système informatique (logiciel, imprimante). Ces retards sont gérés par des CAT déjà définies. Notre retour d’expérience a permis d’identifier 6 types de panne, réparties en trois groupes selon la durée de leur prise en charge : moins de 6 heures, entre 6 h et 48 h et supérieur à 48 h. Trois types de panne ont entraîné un arrêt de la production entre une à six heures : contamination de l’environnement (agents pathogènes et produits chimiques), défaillance du système de contrôle de pression et bris de flacons (projection et piqures). La CAT consiste en un nettoyage approfondi et un appel au service technique et/ou biomédical, avec l’appui du service d’hygiène. Deux types de panne présentent un risque élevé de perturbation de l’unité entre 12 h et 48 h : panne du système de centralisation de traitement d’air et panne de notre équipement (poste de sécurité cytotoxique). Un seul dysfonctionnement (défaillance de la structure de l’URA) implique une sous-traitance et un arrêt complet de la production pendant plusieurs jours, nécessitant une intervention immédiate pour corriger les problèmes et arrêter tout dommage supplémentaire.
Discussion/Conclusion |
Il est impératif de prévoir un plan alternatif en ciblant les dysfonctionnements générant un arrêt de la production en plus de 6 heures pour permettre un pilotage de crise structuré avec des procédures codifiées. Des actions préventives seront mises en place (exercices à blanc de bris de flacons par exemple). Un plan d’actions pour atténuer ces risques potentiels sera mis en place : maintenance régulière, surveillance quotidienne des installations et formation du personnel pour réagir aux signes précurseurs de pannes. Cette approche proactive du risque garantit la sécurité de la prise en charge de nos patients.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Mots clés : Chimiothérapie, Plan de gestion de risques, Analyse de risque
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Vol 60 - N° 4
P. e209 - dicembre 2025 Ritorno al numeroBenvenuto su EM|consulte, il riferimento dei professionisti della salute.
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