General practitioners’ choices when starting treatment for major depression: Update of Dusmenil et al. survey (2012) in view of new mental health devices - 21/01/26
Prise en charge de la dépression en médecine générale de ville : les choix des médecins généralistes lors de l’instauration d’un traitement des épisodes dépressif caractérisé. Mise à jour de l’enquête Dusmenil et al. (2012) en vue des nouveaux dispositifs de santé mentale
Abstract |
Introduction and objectives |
A 2011 study on general practitioners’ (GP) management of major depressive disorders (MDD) revealed limited treatment options, predominantly pharmacotherapy. Since then, France has implemented mental health initiatives, including “Mon Soutien Psy”, covering up to 12 psychologist sessions by health insurance (8 during our study). The program “Dispositif de Soins Partagés en Psychiatrie” (DSPP) is a specific scheme implemented in the Occitanie region (South of France) with the aim of improving collaboration between psychiatrists and GPs at a local level. The aim of this study was to investigate MDD care management in primary care according to the implementation of these new schemes.
Methods |
We reused the 2011 case vignette survey, adding items related to new schemes. The survey was done by means of electronic-questionnaires sent to GPs by the regional Union of Health professionals in three different French administrative areas (Bouches-du-Rhône and Ille-et-Vilaine, with “Mon Soutien Psy”, and Haute-Garonne for the DSPP).
Results |
In total, 158 GPs completed the survey – 69.0% from Haute-Garonne – for a total response rate of 3.4%. Compared with the 2011 survey, there was a significant increase in the number of GPs managing patients in collaboration with a specialist (6.3 versus 3.3%; P < 0.05) and assessing the situation before prescribing an antidepressant (44.2 versus 10.7%; P < 0.00001). GPs were mostly from Haute-Garonne (DSPP area). Attitudes towards psychotherapies had improved since 2011, though some misconceptions persisted. Barriers were no longer the reimbursement or the patient's reluctance to undergo psychotherapy but rather the overly long wait to get an appointment. Overall, MDD management in primary care aligned more closely with the guidelines.
Conclusion |
Results indicate positive trends: GPs show greater adherence to MDD management guidelines and a willingness to consult specialists while handling cases independently. Nonetheless, further improvements are necessary with larger studies needed for validation. Recent mental health programs likely contributed to these advancements.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Résumé |
Introduction et objectifs |
En 2011, une enquête du Ministère de la Santé a évalué les choix des médecins généralistes (MG) lors de l’instauration d’un traitement pour un épisode dépressif caractérisé (EDC). Cette étude a montré les limitations de la prise en charge des EDC en soins primaires, en particulier dans les épisodes légers, reposant essentiellement sur la pharmacothérapie. Depuis, des dispositifs de santé mentale ont été mis en place en France. Mon Soutien Psy permet d’accéder jusqu’à 12 consultations prises en charge avec un psychologue (8 consultations lorsque l’étude a été réalisée). Le dispositif de soins partagés en psychiatrie (DSPP) est un programme spécifique mis en œuvre dans la région Occitanie, dans le but d’améliorer la collaboration entre psychiatres et médecins généralistes au niveau local. L’objectif de cette étude est de réaliser à nouveau cette enquête afin d’évaluer l’évolution de la prise en charge de la dépression au vu de ces nouveaux dispositifs.
Méthodes |
L’enquête et les vignettes de cas de l’étude de 2011 ont été utilisées, ainsi que des items supplémentaires sur les nouveaux dispositifs. Cette étude a été réalisée au moyen d’un questionnaire électronique envoyé aux médecins généralistes par l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) de 3 départements français (Bouches-du-Rhône et Ille-et-Vilaine, avec « Mon Soutien Psy » et Haute-Garonne pour la DSPP).
Résultats |
Au total, 158 médecins généralistes ont répondu à l’enquête – 69,0 % de Haute-Garonne – pour un taux de réponse total de 3,4 %. En comparaison avec l’enquête de 2011, on constate une augmentation significative du nombre de médecins généralistes prenant en charge leurs patients en collaboration avec un spécialiste (6,3 versus 3,3 % ; p < 0,05) et évaluant la situation avant de prescrire un antidépresseur (44,2 versus 10,7 % ; p < 0,00001). Ces médecins généralistes étaient majoritairement originaires de la Haute-Garonne (avec accès DSPP). Les opinions sur les psychothérapies se sont améliorées par rapport à l’étude de 2011, mais des idées préconçues demeurent. Les freins n’étaient plus le remboursement ou la réticence du patient à suivre une psychothérapie mais plutôt les délais trop longs pour obtenir un rendez-vous. La prise en charge des EDC en soins primaires était globalement plus conforme aux recommandations.
Conclusion |
Cette étude suggère des résultats encourageants: les pratiques des médecins généralistes sont plus conformes aux recommandations de prise en charge et ils sont plus enclins à gérer eux-mêmes les cas tout en prenant conseil auprès de spécialistes, même s’il reste des pistes de progression. Cependant ces résultats nécessiteraient d’être confirmés par des études sur un échantillon plus large. Les nouveaux dispositifs de santé mentale semblent être l’une des raisons de ces améliorations.
Il testo completo di questo articolo è disponibile in PDF.Keywords : Survey, Psychotherapy, Primary health care, Management, Depression
Mots clés : Enquête, Psychothérapie, Soins de santé primaires, Prise en charge, Dépression
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